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Le Cameroun, ou la République du Cameroun pour les usages officiels, est un pays d'Afrique centrale situé entre le Nigeria, le Tchad, la République centrafricaine, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République du Congo et le golfe de Guinée.
Le Cameroun, ou la République du Cameroun pour les usages officiels, est un pays d'Afrique centrale et occidentale, situé entre le Nigeria, le Tchad, la République centrafricaine, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République du Congo et le golfe de Guinée. Ancienne colonie allemande, le territoire a été placé sous la tutelle de la Société des Nations à la fin de la Première Guerre mondiale et confié à l'administration de la France et du Royaume-Uni. L'ancien territoire sous administration française accéda à l?indépendance sous l?appellation de République du Cameroun le 1er janvier 1960). Il est rejoint par une partie du territoire sous administration britannique (Cameroons) en 1961 pour former la République fédérale du Cameroun, qui, le 20 mai 1972, fut renommée République unie du Cameroun, puis République du Cameroun depuis 1984. Le Cameroun et ses frontières actuelles résultent de la colonisation européenne, mais l'histoire de ses habitants remonte à bien plus longtemps. Avant la période coloniale au XIXe siècle, les habitants ne formaient pas un seul groupe homogène et présentaient donc différentes formes d'organisation sociale allant de royaumes structurés à des ethnies nomades. HistoireArticle détaillé : Histoire du Cameroun. Les premiers habitants du Cameroun furent probablement les Baka, également appelés pygmées. Ils habitent toujours les forêts des provinces du sud et de l'est.
Le premier contact serait survenu lors du périple du Carthaginois Hannon qui, selon la légende, au Ve siècle av. J.-C., aurait atteint le Mont Cameroun qu'il baptisa le « Char des Dieux »[réf. nécessaire]. En 1472, les marins du Portugais Fernando Pó entrent dans l'estuaire du Wouri, s'extasient devant l'abondance des crevettes dans le cours d'eau qu'ils appellent aussitôt Río dos Camarões, d'où le nom actuel de Cameroun. Après les Portugais viennent les Néerlandais puis les Allemands. Après les contacts avec les européens débutent des échanges commerciaux, y compris la traite négrière avec bien souvent la complicité des chefs de tribus du littoral, l'introduction du christianisme et le démantèlement progressif de l'organisation politique existante (comme le Royaume Bamoun). Sous prétexte de protéger leurs intérêts commerciaux, les Allemands établissent en 1884 leur protectorat. Afin d'assurer l'essor économique du protectorat, les Allemands se lancent dans des travaux importants : construction de routes et de la première ligne de chemin de fer, démarrage des travaux du port de Douala, édification d'écoles et d'hôpitaux et création de grandes plantations (cacaoyers, bananiers, caféiers, hévéas, palmiers à huile etc.). Le prix à payer est cependant élevé pour les indigènes, qui sont soumis au travail forcé et aux châtiments corporels. Les Allemands perdent leur colonie en raison de leur défaite lors de la Grande Guerre, en 1918 : la Société Des Nations confie la partie orientale (la plus grande) à la France, et la zone occidentale (deux poches limitrophes du Nigéria) au Royaume-Uni. Chacun de ces deux pays imprimera sa marque à « son » Cameroun, la France adoptant la politique de l'assimilation et le Royaume-Uni celle de l'indirect rule. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le mouvement de l'UPC (Union des populations du Cameroun), dirigé par Ruben Um Nyobe, revendique l'indépendance et la réunification avant d'être interdit puis lourdement réprimé par le pouvoir colonial français ; cette répression aboutit à la création de maquis et à une situation de quasi-guerre civile en pays Bassas et en pays Bamileke. L'indépendance de la zone française est proclamée le 1er janvier 1960 et la réunification a lieu l'année suivante avec la partie sud de la zone britannique, la partie nord ayant opté pour l'union avec le Nigeria. Il s'ensuit une période de violente répression contre le mouvement de l'U.P.C., et l'ALNK, son « Armée de libération nationale Kamerounaise », par le nouveau gouvernement avec l'assistance de la France, qui durera jusqu'à la fin des années 1960 [1]. Le 20 mai 1972, un référendum conduit à un État unitaire et met fin au fédéralisme. PolitiqueArticle détaillé : Politique du Cameroun. Le Cameroun est une république de type présidentialiste. Le pouvoir exécutif est concentré autour du président et contrôlé par Paul Biya depuis 1982. Le pouvoir législatif est en théorie exercé par deux chambres, une Assemblée nationale et un Sénat. Toutefois, le Sénat attend encore d'être mis en place. On désigne souvent le régime comme étant une « démocrature ». Le 11 octobre 2004, Paul Biya est réélu à travers des élections très contestées à la présidence du pays au premier tour de scrutin et avec près de 75% des voix. Le 8 décembre 2004, il y a un nouveau gouvernement avec à sa tête le premier ministre Ephraïm Inoni, qui est anglophone (du sud-ouest) comme le veut l'usage de l'équilibre politique du Cameroun. Le 10 avril 2008, l'Assemblée Nationale adopte le projet de loi sur la révision constitutionnelle avec 157 voix pour, 5 contre et 15 non votants. Ce projet adopté est très critiqué[2] par les partis politiques de l'opposition puisqu'il permet à Paul Biya de prétendre a un autre mandat à la fin de son mandat en 2011. Sur tout le territoire, les chefs traditionnels ont conservé un réel pouvoir et sont consultés par les autorités centrales. Outre les codes juridiques modernes émanant des législations internationales, la règlementation juridique s'appuie sur le droit coutumier qui permet aux camerounais de maintenir leurs cultures originelles. Il n'est pas rare que les fils des dynasties royales, des lamidos ou de sultans exercent des responsabilités ministérielles à Yaoundé. Enfin notons que les homosexuels y subissent des atteintes aux droits de l'homme, allant jusqu'à des peines de prison. Subdivisions administrativesArticle détaillé : Subdivisions du Cameroun. Article détaillé : Villes du Cameroun. Sur le plan administratif, le Cameroun compte dix Régions et 58 départements. Les départements sont divisés en arrondissements.Les regions ont été créées suite à un décret présidentiel le 12 novembre 2008 . Jusque là on avait à faire aux provinces .[3] Le Cameroun est un melting pot de plusieurs ethnies (On en dénombre 280) avec quelques grands ensembles (sémites, hamités, bantous, semi-bantous et soudanais) et de nombreux métissages.
GéographieArticle détaillé : Géographie du Cameroun. Le Cameroun est un pays du golfe de Guinée sur la façade occidentale de l'Afrique qui possède 320 km de côtes, il a schématiquement la forme d'un triangle dont la base longe le 2e parallèle Nord tandis que le sommet se trouve dans le lac Tchad, un peu après le 3e parallèle. Ce triangle est délimité par :
Par sa superficie de 475 442 km2 et sa population d'environ 18 467 692 habitants (2008), le Cameroun est un pays moyen en Afrique. Le pays se situe entre la fin du Sahara au Nord et au tout début de la forêt équatoriale du bassin du Congo au Sud. Tandis que le l'Ouest du pays regorge de nombreux hauts plateaux et constitue ainsi le massif le plus haut de toute l'Afrique de l'Ouest. Le Mont Cameroun culmine à 4 095 mètres et est le neuvième sommet du continent africain. Le côté opposé à l'Ouest, l'Est, est recouvert dans sa très grande majorités d'une forêt tropicale généralement bien conservée jusqu'alors. Enfin, avec plus de 400 km de côtes, on peut y découvrir les cités balnéaires, de Kribi et de Limbé près du Mont Cameroun. Frontières terrestres
Principaux cours d'eau
Ces noms de cours d' eau sont également, pour la plupart, des noms de départements . Le relief
Le climat
les températures les plus basses sont 17 à 18 degrés et les plus élevées sont 30 à 32 degrés. ÉconomieArticles détaillés : Économie du Cameroun, Liste d'entreprises camerounaises et Élevage au Cameroun. Le Cameroun dispose de ressources naturelles agricoles (bananes, cacao, café, coton, miel), forestières, minière et pétrolière. Son PIB (environ 42.750 Mds de $ au total pour :3.923 Mds de budget de l'État en 2009 et par habitant 2300 $ en PPA) représente la moitié de celui de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), ce qui lui confère une place importante au niveau régional. De 1965 à 1985, le Cameroun a connu une croissance soutenue (plus de 15% par an en moyenne), portée par les prix des matières premières, et a longtemps été parmi les pays les plus prospères du continent africain. La situation économique s'est ensuite fortement dégradée jusqu'à la dévaluation, en janvier 1994 du franc CFA, précédée par une diminution drastique des salaires de l'ordre de 70%. Après une décennie de récession caractérisée par une forte baisse du PIB (-30% entre 1985 et 1993) et une chute de 40% de la consommation par habitant, le Cameroun a renoué avec la croissance économique depuis 1994 avec une moyenne de 5% par an. En 1995, la population active se répartissait comme suit : 80% dans le secteur primaire, 13% dans le secondaire et seulement 7% dans le tertiaire. 75% de la main-d'?uvre urbaine travaillerait dans le secteur informel (secteur du travail non déclaré et donc en principe à faibles revenus) et 6 ménages sur 10 tireraient au moins une partie de leurs revenus de ce secteur informel. Cette importance du secteur informel aurait tendance à croître de plus en plus depuis la crise économique. Il permettrait de remédier partiellement au problème du chômage (20% de la population en 1995, 30% en 2003). Ressources naturelles : pétrole, bauxite, fer, bois, houille blanche, cobalt, nickel, manganèse, diamant, gaz naturel. Le Cameroun conserve trois atouts : une production agro-alimentaire autosuffisante à 95 %, une industrie du bois et d'hydrocarbures performante et une production d'aluminium assise sur d'importantes réserves de bauxite. Malgré son potentiel naturel, minéral et humain énorme, le Cameroun souffre encore aujourd'hui de plusieurs maux qui empêchent un véritable décollage économique : la corruption, une production énergétique déficitaire par rapport à la demande, des finances publiques insuffisamment assainies, une attractivité pour des investissements de capitaux privés et étrangers en retrait par rapport à d'autres pays, une lourdeur administrative souvent handicapante. À cela s'ajoute une inadéquation entre la formation des jeunes et les besoins du marché de l'emploi qui aggrave le chômage et l'ampleur du secteur informel. Le secteur de l'élevage participe à près de 165 milliards de francs CFA à la formation du Produit intérieur brut (PIB) et procure des revenus à environ 30 % de la population rurale[5]. Démographie & EthnographieArticle détaillé : Démographie du Cameroun. La population du Cameroun est estimée en 2008 à 18 millions d'habitants. En 2001, 6 villes dépassaient le seuil des 200 000 habitants : Douala (la capitale économique, 1,5 million d'habitants en 2001), Yaoundé (la capitale politique et siège des institutions, environ 1,25 million d'habitants en 2001), Garoua (environ 357 000 habitants en 2001), Bamenda (environ 316 000 habitants en 2001), Maroua (environ 272 000 habitants en 2001) et Bafoussam (environ 242 000 habitants en 2001). Cependant, les estimations démographiques varient selon les sources, la faute à un manque de recensement (le dernier datant de 1987). Selon le quotidien gouvermental Cameroon Tribune (en se basant sur les dossiers speciaux hebdomadaires dans une ville du pays au cours des années 2008 et 2009), les dix agglomérations les plus peuplées seraient : Douala (2,2 millions d'habitants), Yaoundé (1,7 million), Garoua (600 000), Bafoussam (400 000), Nkongsamba (300 000), Bamenda (280 000), Edea (250 000), Kribi (220 000), Maroua (220 000) et N'Gaoundéré (200 000). Le Cameroun compterait au total une vingtaine de villes ayant au moins 50 000 habitants. Malgré une démographie urbaine en constante croissance, une majorité (de 55 à 65% selon les estimations) de la population demeure en zone rurale. Les provinces les plus densément peuplées (plus de 100 habitants par km²) sont les provinces de l'Ouest, du Littoral, de l'Extrême-Nord et du Nord-Ouest. Par contre, les provinces de l'Adamoua, de l'Est et du Sud sont très faiblement peuplées (moins de 15 habitants par km²). De nombreuses ethnies peuplent le Cameroun. Ainsi, les Peuls des savanes du Nord, à très grande majorité musulmans, se sont souvent organisés en Lamidats dirigés par un Lamido, l'équivalent d'un chef de village. Leurs constructions sont encore visibles jusqu'à ce jour et leurs coutumes perdurent. Les populations du Centre et du Sud possèdent également leurs coutumes, caractérisées par une très grande diversité linguistique, mais à très grande majorité catholiques. Les habitations des anciens chefs traditionnels ont presque disparu, au profit de constructions modernes, la zone étant la plus développée du pays, mais plusieurs monuments commémoratifs y sont érigés. Les Bamiléké (peuplant le grand Ouest du pays, renommés pour leurs créations artistiques, utilisent surtout leur dynamisme dans le commerce, où ils excellent), les Beti (groupe principal de la zone forestière du centre, sud et est), les Bassa les Yabassi les DIBOM (au centre-ouest-et le littoral géographique du pays) et les Sawa et apparentés (peuplant la zone côtière) sont les autres principaux groupes ethniques. Au total, on recense plus de 200ethnies sur l'étendue du territoire. Les Bassa sont les plus nombreux au Cameroun. Ils se regroupent dans plusieurs villes en commencent de Eseka en passant par Edea jusqu?à Yabassi et un peu dans le Moungo et le Wouri. Les Bassa a eux seuls ont deux départements (la Sanaga maritime et le Nyon-ékélé) et sont aussi dans le Centre et le Wouri. Au Cameroun il n?y a aucune ethnie qui représente une langue maternele. Les Bassa comportent plusieurs petites tribus telles que les Bassa, Bassoh, Yabassi-bassi, Dibom , Mbang, Dibombari, etc. Les pygmées du Sud, généralement animistes ou païens, vivent dans la forêt. Enfin, les peuples des plateaux de l'Ouest, quoique chrétiens, regroupent cependant quelques groupes animistes qui pratiquent des religions autochtones telles que le culte du crâne. Les religionsLe Cameroun, état laïque, regroupe 3 religions principales :
- les catholiques (35% de la population) réparties en 22 diocèses. Leur plus haut dignitaire est Mgr Tumi, cardinal archevêque de Douala (né en 1931). - les protestants (15 % de la population) réparti principalement sur le littoral et les provinces anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
La prolifération des sectes ne laisse pas indifférents les hommes des Églises établies. Selon certaines sources du ministère de l'Administration territoriale, seules 80 congrégations, sur la centaine qui fonctionne, ont reçu du gouvernement les autorisations nécessaires. Réfugiés au CamerounEn 2007, le Cameroun a hébergé près de 97 400 réfugiés et demandeurs d?asile, dont environ 49 300 provenant de la République Centrafricaine, 41 600 du Tchad et plusieurs milliers du Nigéria, du Rwanda, de la République Démocratique du Congo (Congo-Kinshasa), du Burundi, de la Côte d?Ivoire, de la Guinée, du Libéria et ainsi que d?autres pays[6]. Une importante proportion d?entre eux vivait dans les provinces de l?Est et de l?Adamaoua. Tel que rapporté dans le World Refugee Survey 2008 du Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U.S. Committee for Refugees and Immigrants), les réfugiés et les demandeurs d?asile ne pouvaient pas travailler légalement en 2007 au Cameroun mais ils étaient libres de voyager dans le pays et de s?établir là où ils le désiraient. La santé et le développement humainArticle détaillé : Santé et niveau de vie au Cameroun. La santé ainsi que le développement humain au Cameroun sont encore très bas. D'après l'OMS, il y aurait un médecin pour 10400 habitants au Cameroun. Et en 2007, le PNUD, dans son tableau d'IDH (Indice de développement humain), classait le Cameroun à la 141e place sur 177. On remarque aussi une répartition inégale des services médicaux dans le pays, et ce sont les zones enclavées du Grand Nord et de l'Est du pays qui en pâtissent le plus. Cependant, de nombreux efforts ont été fournis depuis plusieurs années pour diminuer la pauvreté et garantir un accès équitable aux soins médicaux. Éducation et formation académiqueLe Cameroun compte 7 universités d'État (Yaoundé I- Ngoa-Ekelle, Yaoundé II-Soa, Douala, Buea, Dschang, N'Gaoundéré-Dang et Maroua), une dizaine d'universités privées (dont l'Université Catholique d'Afrique Centrale située à Yaoundé, l'Université des Montagnes à Bagangté, l'Université Adventiste de Nanga Eboko) et une cinquantaine d'instituts universitaires parapublics et privés reparties dans l'ensemble du territoire. En 2008, on dénombrait plus de 140 000 étudiants au Cameroun. On dénombre aussi des centaines d'établissements d'enseignement maternel, primaire, secondaire. Dans les grands centres urbains, l'alphabétisation est presque universelle, alors que certaines régions du Cameroun, notamment la zone septentrionale, souffrent encore d'une sous-alphabétisation, ce qui n'empêche pas le pays d'afficher un taux d'alphabétisation d'environ 80% selon l'UNICEF (un des taux les plus élevés du continent africain) ou de 70% selon CIA World factbook. Cependant, le pays doit faire face à une pénurie d'enseignants, pas souvent très bien formés ou alors démotivés par une rémunération indigente. Au Cameroun, l'entrée à l'école maternelle en général se fait à l'âge de trois ans. Le cycle primaire dure 8 ans, aboutissant à l'obtention d'un CEP (Certificat d'Études Primaires). L'accès au cycle secondaire se fait généralement par le biais d'un concours dit d' "entrée en classe de 6è". Il est à noter qu'au Cameroun, le terme "lycée" désigne un établissement public, tandis que le qualificatif "collège" est attribué à un établissement privé. Le cycle secondaire dure 7 ans, et il est émaillé de trois diplômes : le BEPC (Brevet d'Études du Premier Cycle, délivré après avoir accompli les 4 premières années), le Probatoire (niveau Première) et le Baccalauréat (niveau Terminale), ouvrant l'accès aux études universitaires. Dans les écoles primaires et secondaires, les heures de cours vont du lundi au vendredi de 7h30 à 15h30, avec une pause d'une heure à midi, à l'exception du mercredi où les cours s'arrêtent à 12h30. Dans plusieurs établissements, des cours sont aussi dispensés le samedi matin, selon le niveau d'études (généralement les classes d'examen). La rentrée scolaire au Cameroun a lieu traditionnellement le premier lundi de septembre (sauf si celui-ci est le 1er septembre). L'année scolaire, à cheval sur deux années civiles, est divisée en trois trimestres d'inégale longueur : le 1er allant de septembre à décembre, le 2e de janvier à mars et le 3e d'avril à mai. Les épreuves des examens officiels (CEP, BEPC, Probatoire, Baccalauréat) se déroulent au mois de juin, en une seule session (il n'y a pas de session de rattrapage, et l'oral au Baccalauréat a été annulé en 1993), à l'exception des épreuves sportives qui se tiennent souvent en mai. La rentrée universitaire a lieu traditionnellement en octobre. LanguesArticle détaillé : Langues du Cameroun. On recense au Cameroun plus de 200 langues, parmi lesquelles on trouve le bamoun, le bankon, l'ewondo, le douala, le bassa, le yabassi, le dibom, le mbang, le bakweri, le bulu, le peul ou foufouldé, les langues bamiléké composées de plusieurs sous-ensembles comme le fe?efe? ou nufi (Bafang), le ghomala? (Bafoussam, Baham, Bandjoun, Batié, Bansoa, Bandenkop), le medumba (bangangté), le yemba (dschang), le ngomba?a (Bamesso), et bien d'autres. Ce qui fait que contrairement à la majorité des pays africains, le Cameroun n'a pas de langue régionale dominante ou commune. Cependant, la jeunesse urbaine a créé une forme d'argot complexe dit camfranglais (mélange de français, d'anglais, de locutions vernaculaires camerounaises et de verlan) qui varie selon les villes. Par ailleurs, il existe un pidjin english (forme de créole anglais) qui sert parfois de lingua franca aux commerçants. En ce qui concerne les langues officielles, le français (80 % de la population étant francophone) et l'anglais (parlé dans deux subdivisions administratives limitrophes du Nigéria anglophone) sont les deux langues de l'administration, de l'enseignement et des médias. Ce bilinguisme est un héritage de la colonisation et permet au Cameroun de faire à la fois partie du monde francophone et anglophone. Malgré tout, le français est largement avantagé dans l'administration et les médias par le fait de la majorité démographique des francophones. Certains anglophones se plaignent de discrimination à l'égard de leur langue. Cependant, le bilinguisme est officiellement encouragé par le gouvernement et la plupart des documents publics lus ou écrits le sont dans les deux langues. Par ailleurs, cinq des sept universités publiques sont bilingues, une entièrement anglophone (University of Buea) et de nombreux écoles primaires et lycées bilingues existent sur l'ensemble du territoire. CultureArticle détaillé : Culture du Cameroun. MediasArticle détaillé : Médias au Cameroun. Le Cameroun compte une douzaine de journaux quotidiens. Les plus connus sont : Cameroon Tribune (quotidien gouvernemental bilingue), La Nouvelle Expression, Mutations, Le Jour, Le Messager,La voix du Nkam The Herald, Le Popoli (journal humouristique). On dénombre aussi des hebdomadaires comme Repères, l'ouragan Indépendant, Nyanga, Situation. Plusieurs mensuels panafricains ont à leur tête des camerounais, comme Jeune Afrique Économie, Africa International ou Ici Les Gens du Cameroun. Le paysage audiovisuel s'est diversifié depuis l'ouverture à des médias privés au début des années 2000. La principale chaîne de télévision publique, la Cameroon Radio Television (CRTV), a vu le jour en 1985 et est basée à Yaoundé, avec un station dans chacune des dix regions du pays. Les principales chaines de télévision privées sont basées à Douala et Yaoundé. Les plus regardées sont : Canal 2 International, STV 1 & 2, Equinoxe TV, Ariane TV, New TV. De nombreuses radios locales émettent sur l'ensemble du territoire. Quelques grands réseaux radiophoniques internationaux sont captés comme RFI, BBC, Africa No1 ou Radio Vatican. radio yabassi,radio douala Réseaux de communicationLe Cameroun possède (officiellement) 50 000 km de routes, dont 6 000 bitumées. Le réseau ferroviaire totalise 1 020 km de voies ferrées. Le Cameroun compte plusieurs ports dont les plus importants sont ceux de Douala et de Limbé. Il possède aussi un port fluvial saisonnier à Garoua (sur le fleuve de la Benoué). Le projet de construction d'un port en eau profonde à Kribi est en cours d'exécution. Le Cameroun a 3 aéroports internationaux (Douala, Yaoundé-Nsimalen et Garoua) et une quarantaine d'aéroports secondaires (pas toujours utilisés). Depuis 2008, la compagnie nationale aérienne Cameroon Airlines a été mise en faillite. Seuls subsistent quelques compagnies privées de taille modeste dont le flotte se limite à un ou deux porteurs de moins de 50 places et desservant essentiellement l'intérieur du pays. SportsLes Camerounais adorent le football. Le Cameroun possède peu d'infrastructures sportives. La plupart des stades de football ont été construits à la veille de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) de 1972, dont le Cameroun était l'organisateur. Pourtant l'équipe de football du Cameroun, surnommée les « Lions Indomptables », possède un honorable palmarès puisqu'elle a été quatre fois vainqueur de la CAN, une fois vainqueur de la Coupe Intercontinentale et une fois champion olympique en 2000 à Sydney. Le Cameroun a aussi remporté la première édition de la Coupe d'Afrique de Beach Soccer en Afrique du Sud en 2007. Le Cameroun a aussi obtenu d'excellents résultats en boxe (les 2 premières médailles olympiques du pays sont venu de ce sport, en 1968 et 1984), en handball (compétitions nationales comme en club, avec de nombreux trophées), en volley-ball (plusieurs fois champions d'Afrique), en basketball (vice-champion d'Afrique en 2007), en haltérophilie. En athlétisme, la triple sauteuse Françoise Mbango Etone est double championne olympique de sa discipline (2004 et 2008). En 2008, des projets de constructions d'infrastructures sportives ont été lancés par le gouvernement pour pallier ce manque relatif. Il est prévu la construction sur la période 2008-2018 de plusieurs stades, piscines ou palais omnisports à Yaoundé, à Douala, à Bafoussam, Limbé ainsi que dans d'autres villes du pays. Ces travaux sont financés par la république populaire de Chine et construits par des entreprises chinoises[7]. TourismeArticle détaillé : Tourisme au Cameroun. Le mont Rhumsiki situé dans l' extrême-nord du pays. Le tourisme n'est encore que très peu développé au Cameroun. En 2002, le tourisme représentait 2,5 % du PIB, en 2005, il n'en représente que 1.8 %, soit 25 USD par habitant. Toutefois, le gouvernement a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de développer ce secteur. Récemment, pour pallier la faiblesse du tourisme au Cameroun, le gouvernement a lancé un plan d'aménagement à long terme, susceptible de porter la masse de visiteurs au Cameroun de 200 000 personnes actuellement à 500 000 d'ici la fin 2009. Pour cela, le gouvernement a noué des liens de coopération en ouvrant des bureaux touristiques dans les grandes villes européennes telles que Paris, Londres et Madrid. Ces derniers ont pour but de vanter le "produit" Cameroun à l'étranger afin d'inciter des voyageurs à venir. Ces programmes passent également par la recherche de nouveaux investisseurs. C'est notamment le cas avec la Chine, qui a signé un contrat spécial avec le gouvernement Camerounais afin d'envoyer, et ce dès l'année 2008 quelques 50 000 Chinois par an au Cameroun. La recherche de nouveaux partenaires vise aussi les États-Unis, via un partenariat culturel et des échanges entre les deux pays[8]. Quelques sites touristiquesLe Cameroun possède deux sites naturels classés au patrimoine mondial par l'UNESCO : la Réserve de faune du Dja et le parc national de Waza. Entre autres sites touristiques, on note :
Officiellement, le ministère du tourisme recense 120 sites à potentiel touristique, dont une soixantaine en mesure d'accueillir des touristes[9]. CorruptionArticle détaillé : Corruption au Cameroun. Les camerounais subissent la corruption à tous les niveaux de la société comme plusieurs pays du Tiers-monde, des plus hauts niveaux de l'État jusqu'au fonctionnaire du bas de l'échelle. Celle-ci s'est développée en conséquence des plans d'ajustements structurels imposés par le Fonds Monétaire International à la fin des années 1980. Le FMI a ainsi exigé et obtenu une baisse drastique (jusqu'à -70%) des salaires de la fonction publique suivie d'une dévaluation de 50% du Franc CFA. Ainsi, les fonctionnaires notamment se sont mis à vendre leurs services. La corruption quotidienne est qualifiée de nombreux noms, Gombo, bière, taxi, carburant, motivation, le tchoko et d'autres. Selon le rapport annuel de l'agence Transparency International pour 2007-2008, l'indice de perception de la corruption (IPC) au Cameroun serait de 2.4 sur une échelle de 0 à 10, ce qui représente un chiffre relativement important puisque le Cameroun est classé 138e sur 179. DiversFêtes et jours fériés
Le Cameroun en chiffresIndice de développement humain (IDH) : 148e sur 177 en 2003
Indicateur de pauvreté humaine (IPH-1) : 47e sur 88 pays en développement (IPH-1 de 30,7 %) Statistiques issues du CIA World Facts Report : Extrémités d'altitude : 0 m > + 4 095 m CodesLe Cameroun a pour codes :
Quelques Photos
Notes et références
Voir aussiBibliographie
Liens externes
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