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Djibouti, également connu sous le nom de « Pays des Braves », est un petit pays d'Afrique de l'Est, situé au bord de la mer Rouge. Il est entouré par la Somalie, l'Éthiopie et l'Érythrée.
Djibouti, officiellement la République de Djibouti est un pays d'Afrique de l'Est, situé au bord de la mer Rouge. Il est entouré par la Somalie, l'Éthiopie et l'Érythrée. Djibouti désigne à la fois le pays et sa capitale.
HistoireArticle détaillé : Histoire de Djibouti. En mars 1862, Napoléon III signe un traité de paix et d'amitié perpétuelle, à Paris, avec les chefs dinakils (afars) de la région d'Obock[1]. En échange d'une redevance, la France obtient le mouillage d'Obock et toute la superficie partant du Ras Doumeira, au nord, au Ras Ali, au sud[1]. Le 11 mars 1862, un représentants du sultan de Tadjoura, Diny Ahmed Aboubekr, signe à Paris un accord par lequel sont cédés à la France « les ports, rade et mouillage d?Obock situés près du Cap Ras Bir avec la plaine qui s?étend depuis Ras Aly au sud jusqu?à Ras Doumeirah au nord »[2]. Mais ce n'est qu'en 1884 qu"une prise de possession réelle a lieu, avec l'arrivée d'un commandant le 1er août : Léonce Lagarde. Très vite il étend ce territoire à toute la côte nord du golfe de Tadjoura[3], qui est occupée en octobre-novembre. En mars 1885, un nouvel accord, avec les chefs Issas[4] met sous l'autorité française la côte sud. Il faut un partage territorial avec la Grande-Bretagne, par l'échange de notes des 2 et 9 février 1888, pour arrêter l'expansion. C'est alors qu'est créée la ville de Djibouti, autour du port, qui devient le chef-lieu de la nouvelle « Côte française des Somalis » en 1896. 1895 : Le village compte 5 000 habitants. 1898 à 1917 : Le chemin de fer Djibouti Addis-Abeba consacrera Djibouti comme porte maritime de l'Abyssinie. Entre-temps et peu à peu, la ville s'est bâtie, des artisans yéménites et pakistanais construisirent ces maisons qui constituent le c?ur de la cité et que l'on peut admirer, conservés dans leur esthétique originelle. 1918 à 1939 : Le pays connaît un développement important. La construction du port, du chemin de fer, l'exploitation des salines permet d'utiliser à plein la main-d'?uvre. Durant la Seconde Guerre mondiale, les Anglais établissent le blocus du pays qui connaît une véritable famine. Par la suite, l'époque des grands chantiers de construction étant de toute façon terminée et la population de la ville s'accroissant de plus en plus, le chômage augmente. 1949 : Djibouti devient un port franc et l'on crée le franc djibouti rattaché au dollar US. 1967 : À la suite d'un référendum, le pays de Djibouti est appelé Territoire français des Afars et des Issas (TFAI) et ses structures gouvernementales modifiées mais toujours sous la tutelle française. Une prise de conscience nationaliste se développe dans le pays, non sans heurts et difficultés, et devient bientôt irréversible. Trois noms devaient s'imposer à cette occasion : Mahmoud Harbi, Hassan Gouled et Mohamed Kamil. 1966 : Les 25 et 26 août, le général de Gaulle, chef de l'État français en visite à Djibouti est accueilli aux cris d'indépendance par la foule venue l'acclamer ; et brusquement le 26 au soir, la Légion étrangère intervient brutalement contre les manifestants, il y a plusieurs dizaines de morts et de nombreux blessés. Le général de Gaulle ne paraît pas en public et quitte Djibouti dès le lendemain. De nombreux Djiboutiens interrogés sur ces événements diront qu'il y a eu un malentendu. D'après eux, la foule était réellement venue acclamer de Gaulle qu'elle tenait en haute estime et qu'elle croyait porteur de promesses d'indépendance et encore à l'heure actuelle personne n'en connaît les raisons. 1977 : Le 8 mai, la population djiboutienne consultée optait pour l'indépendance. Le 27 juin, elle est proclamée, donnant naissance à la République de Djibouti avec à sa tête le président Hassan Gouled Aptidon. 1992 : Instauration du multipartisme. La guerre entre le gouvernement et le Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (FRUD) est déclarée. Elle durera environ 2 ans. En 1991, une guerre oppose le régime au pouvoir de Hassan Gouled Aptidon au FRUD, de Ahmed Dini, figure emblématique de l'opposition djiboutienne. Militairement, ce conflit ne dure pas longtemps. Dès 1994, un traité est signé entre une partie du FRUD et le gouvernement djiboutien. La partie la plus dure (appelé FRUD armé) entre dans le processus de pacification seulement en 2001. Non seulement, cette guerre freine le développement du pays, mais elle creuse davantage le fossé entre les Afars et les Issas). Et si, économiquement, les plaies de la guerre paraissent cicatrisées, la construction d'une identité djiboutienne n'en est pas renforcée pour autant. 1999 : La République de Djibouti a un nouveau président Ismaël Omar Guellel.
PolitiqueArticle détaillé : Politique de Djibouti. Djibouti est une république depuis son indépendance de la France en 1977, elle organise ses premières élections législatives et élection présidentielles en 1981. Elle suit le principe de séparation des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire. SubdivisionsArticle détaillé : Subdivisions de Djibouti. Djibouti est subdivisé en six régions : Région du sud Région du nord GéographieArticles détaillés : Géographie de Djibouti et Liste de villes de Djibouti. ClimatDjibouti a un climat aride. Les précipitations sont rares et leur moyenne annuelle est de 147 mm. La température varie entre 24 °C et 35 °C en saison fraîche, et entre 39 °C et 50 °C en saison chaude. Les saisons:
Climat et eaux douces345 millions de m³/an est l'estimation des eaux "renouvelables (de surface et de ruissellement)" reçues, essentiellement en régime de crues, rapidement évaporées (dont à partir des lacs temporaires), absorbées par le sol, ou drainées vers la mer, via un système hydrographique divisé en deux bassin, l'un orienté vers la mer rouge ou le golfe d'Aden (45 %) et l'autre vers les plaines de l'ouest du pays (55 %). Ces eaux de surface sont faiblement exploitées par les communautés rurales (citernes, petits barrages sur les impluviums, mais devraient l'être plus dans le futur en raison de la régression et dégradation des eaux de nappes. Une Direction des Grands Travaux créée en 2007 au sein du Ministère chargé de l'Agriculture et des Ressources Hydrauliques doit y contribuer (son premier chantier a été celui de la restauration du barrage en terre de Kourtimaley en région d'Arta. Le second est le barrage de l'oued Hamboukto qui doit en dériver les crues vers une dépression voisine. Un troisième projet est une retenue de 10 000 m³ (sur le plateau de Digri, région d'Ali Sabieh)[5]. ÉconomieArticle détaillé : Économie de Djibouti. L'économie djiboutienne est très largement dépendante de son secteur tertiaire (82 % du PIB), l'État est le principal employeur dans le pays (est. 2000). Le pays est pauvre en industrie (15 % du PIB) et surtout en agriculture (3 % seulement du PIB), ce qui contribue à un fort taux de chômage (70 % des actifs). Djibouti s'approvisionne en biens auprès de ses voisins éthiopiens, somaliens et yéménites. Et, dans une moindre mesure, de la France. Le pays connaît cependant ces derniers temps un changement de conjoncture économique dû à des facteurs exogènes, dont la venue des soldats américains qui participent à la création d'emplois, mais également à l'arrivée de nouvelles banques. DémographieArticle détaillé : Démographie de Djibouti. La population djiboutienne compte environ 500 000 individus (selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), les chiffres exacts étant indisponibles). Elle se répartit en plusieurs composantes humaines : les Afars, les Somalis et les Arabes, majoritairement musulmans et traditionnellement rattachés au groupe anthropologique des Chamites. On les nomme « Chamites orientaux » pour les distinguer des autres que sont les Égyptiens et les Berbères. Le français et l'arabe sont les deux langues officielles. L'afar et le somali sont couramment parlés. Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants. Recherche et enseignement supérieurDjibouti dispose d'une université (Université de Djibouti), d'un centre de recherche national (Centre d'Etudes et de Recherche de Djibouti, CERD)et un laboratoire de recherche sur les maladies genetiques. SantéLes régions reculées ont un faible accès au système de soins, et le pays doit faire face aux diverses maladies tropicales
Une réforme du secteur de la santé a été entreprise, avec une loi cadre d'orientation de la politique de santé, et un cadre stratégique 2001-2011 ainsi qu?un Plan National de Développement Sanitaire 2002-2006. Selon Abdallah Abdillahi Miguil, ministre de la santé, le Centre de formation du personnel de santé va être transformé en un Institut de formation des cadres de la santé (fin 2006 ?), et une faculté de médecine est prévue à Djibouti pour 2007. Des projets concernent aussi des hôpitaux régionaux, un laboratoire de référence national, et un grand hôpital spécialisé dans la prise en charge de la Tuberculose. Mi-2006, la Banque mondiale prolonge pour cinq ans, le financement du Projet de développement du secteur de la santé (PDSS) et du projet de Lutte Intersectoriel contre le sida (PLSPT). Une conférence régionale VIH/SIDA Vulnérabilité des populations en mobilité s?est tenue à Djibouti, du 29 juin au 2 juillet 2006. Une coopération sud-sud avec le Maroc est prévue permettant d?envoyer des étudiants djiboutiens en faculté de médecine au Maroc. Depuis son installation en 2002, l'armée américaine concède ses hopitaux militaires aux soins de personnalités djiboutiennes. On note aussi la présence de l'USAID depuis 2003. L'année 2006 est marquée par un cas humain de grippe aviaire, annoncé le jeudi 11 mai 2006 par Abdallah Abdillahi Miguil, ministre de la Santé, annonce faite suite à un prélèvement effectué le 27 avril 2006. Le Ministre ne précise ni le nom ni l?état du malade, ni son origine ni le lieu d?hospitalisation. Par ailleurs, selon la presse, trois poules domestiques sont affectées par le virus. Les tests de laboratoire sont effectués par le centre égyptien de collaboration de l?OMS, le laboratoire de référence de NAMRU III au Caire. Un autre fait marquant de Djibouti est la consommation excessive du khat, drogue douce venant tous les midis par voie aérienne des hauts plateaux éthiopiens. Les consommateurs, principalement les hommes, mâchent le khat jusqu'au soir, qui les met dans un état d'excitation temporaire avant de provoquer une lourde somnolence. Cette fureur locale qu'est le khat permet à l'état une rentrée d'argent à travers les impôts mais aussi une sortie de devises non négligeable. CultureArticle détaillé : Culture de Djibouti.
Présence étrangèreOutre la présence de nombreuses ambassades dans le pays, Djibouti accueille aussi des unités militaires françaises, allemandes et américaines, ainsi qu'une minorité de soldats japonais. Bien que le président soit « pro-Américain », leur présence dans le pays est controversée, du fait qu'on redoute des attentats terroristes sur le territoire. Les États-Unis n'ont qu'une présence militaire et diplomatique, et les familles des soldats restent en général aux États-Unis. Pour les Américains, Djibouti, pays en paix, se situe en " zone de combat ", au même titre que l'Irak ou l'Afghanistan. Les attentats contre les ambassades des États-Unis à Nairobi (Kenya) et à Dar es-Salaam (Tanzanie) en 1998, ainsi que l'attaque du destroyer « USS Cole » dans le port d'Aden en 2000, ont conduit l'administration américaine à ouvrir une importante base militaire à Djibouti en 2002 pour surveiller le détroit de Bab-el-Mandeb. La France possède d'importantes infrastructures militaires à Djibouti dont la Base aérienne 188 qui accueille les Mirage 2000C et 2000D de l'Escadron de Chasse 03.011 CORSE ainsi que le 5e Régiment interarmes d'outre-mer (5e RIAOM), la 13e Demi-brigade de Légion étrangère, un détachement des commandos marine et anciennement le 10°BCS et de nombreux services communs. L'armée de terre compte à Djibouti le Centre d'entraînement au combat d'Arta Plage ainsi que le Centre d'aguerrissement et d'instruction au désert de Djibouti. Le dispositif militaire français compte 2 900 soldats, 10 avions de combat Mirage 2000 et une dizaine d'hélicoptères [6]. Paris a annoncé le renforcement du dispositif militaire à Djibouti en juin 2008, entre autres en envoyant des avions de patrouille maritime Atlantique-2 et des Mirages pour surveiller les frontières, ainsi qu'une force navale [6]. Dans le même temps, depuis des décennies, la France, continue à apporter une aide économique au pays, et a créé de nombreuses infrastructures, dont le lycée français Joseph Kessel dans le centre de Djibouti en 1991. Le 11 décembre 2002, le secrétaire d'Etat à la défense Donald Rumsfeld annonce officiellement l'installation de neuf cents soldats des forces spéciales dans une ancienne base des Troupes de marine, le camp Lemonnier (en). Parallèlement, la radio Voice of America commence à émettre en arabe comme en anglais. La force militaire américaine compte aujourd'hui 1 800 soldats à Djibouti [6]. Son objectif numéro 1 est de sécuriser le détroit de Bab-el-Mandeb avec l'armée française. DiversPopulation : 724 622 habitants (en 2009). 0-14 ans : 43,3% ; 15-64 ans : 53% ; + 65 ans : 3,7% Notes et références
CodesDjibouti a pour codes :
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