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L'Éthiopie, officiellement la République Démocratique Fédérale d’Éthiopie, est un pays situé dans la Corne de l'Afrique, qui a été privé de son accès à la mer suite à l’indépendance de l’Érythrée en 1993. L’Éthiopie partage des frontières communes avec l’Érythrée, correspondant à sa zone colonisée par l’Italie au nord, le Soudan à l’ouest, le Kenya au sud, Djibouti au nord-est et la Somalie à l’est.
L'Éthiopie, officiellement la République démocratique fédérale d?Éthiopie (Ge'ez: ?????? ????? ??????? ?????), est un pays situé dans la Corne de l'Afrique, qui a été privé de son accès à la mer suite à l?indépendance de l?Érythrée en 1993. L?Éthiopie partage des frontières communes avec l?Érythrée, correspondant à sa zone colonisée par l?Italie au nord, le Soudan à l?ouest, le Kenya au sud, Djibouti au nord-est et la Somalie à l?est. Second pays d?Afrique par sa population, l?Éthiopie est le dixième pays d'Afrique par sa superficie (grand comme deux fois la France). Essentiellement constitué de hauts plateaux, s'étendant de la depression de Danakil à -120 m jusqu'aux sommets enneigés du mont Ras Dashan à 4543 m, le pays possède un environnement très diversifié traversé par six zones climatiques. La capitale Addis Abeba situé à 2400 m d'altitude est la troisième capitale la plus élevée au monde. Considéré comme le berceau de l?humanité[1], lieu de la découverte de Lucy, l'Éthiopie est avec le Tchad et le Kenya, l'un des pays où l'on retrouve les plus anciens hominidés, et depuis 2003, celui où ont été découverts les plus anciens spécimen d'Homo sapiens. La civilisation éthiopienne est l'une des plus ancienne civilisation africaine avec la civilisation égyptienne. Le prophète mésopotamien Mani citant au IIIe siècle le pays parmi les quatre plus importantes puissances au monde. Au sein de l'Afrique, l'Éthiopie se caractérise comme l?une des seules nations à avoir conservé sa souveraineté pendant le démembrement de l?Afrique au XIXe siècle. L?Éthiopie est, après l'Arménie, la deuxième plus ancienne nation chrétienne au monde, maintenant cette tradition depuis 330. C'est parallèlement l'un des tous premiers pays d'accueil de l'Islam notamment dans les régions Afar, Oromo, Somali. Harar est par ailleurs une ville sainte de l'Islam. On note aussi des populations juives (les Falasha) et animistes. L'Éthiopie est aujourd'hui un pays laic où toutes les croyances coexistent. Sur le plan international, l?Éthiopie est membre de la Société des Nations de 1923, signataire de la Déclaration des Nations unies dès 1942 et un des 51 États Membres fondateurs de l?ONU. Sa capitale, Addis-Abeba, est aujourd?hui le siège de l?Union Africaine dont Haïlé Selassié a été l?un des principaux promoteurs (sous le nom d?OUA), ainsi que le siège de la Commission économique pour l'Afrique (CEA).
ÉtymologieL'origine du nom « Éthiopie » n'est pas connue avec certitude. Son usage attesté le plus ancien remonte à L'Iliade où le nom apparaît deux fois et trois fois dans L'Odyssée d'Homère. Son utilisation pour désigner spécifiquement le royaume d'Axoum apparaît pour la première fois au IVe siècle sur l'inscription d'Ezana[2] qui traduit Habachat par Aithiops (??????) en grec ancien[3], signifiant « au visage brûlé[4] ». Selon La Chronique des roi d'Axoum, un manuscrit guèze du XVIIe siècle, le nom Éthiopie est dérivé de Ityopp'is un fils de Koush inconnu de la Bible, qui selon la légende fonda la ville d'Axoum. Pline l'Ancien[5] affirme de la même façon que le nom du pays est dérivé d'un dénommé Aethiops fils de Vulcain . La tombe d'Ityopis est encore visible près d'Axoum[6]. En France et plus généralement hors de l'Éthiopie, le pays a historiquement été connu sous le nom d''Abyssinie, de l'arabe Habachyî signifiant Abyssin[7] , issu de l'éthiosémitique Habashat. Le terme Habashat est aussi l'origine du terme Habesha, utilisé aujourd'hui en Éthiopie pour désigner tous les Éthiopiens et Érythréens. À strictement parler le terme Habesha fait référence aux populations Tigré et Amhara qui ont historiquement dominé l'Histoire du pays. L'arabe moderne utilise encore le mot Al-Habacha[8] ou le mot Ithyûbyâ[9] pour désigner l?Éthiopie. HistoireL'Italie envahit l'Éthiopie en octobre 1935 et occupa la capitale du 5 mai 1936 au 5 mai 1941. En 1974, une junte militaire (Derg) destitua l'empereur Hailé Sélassié Ier qui régnait depuis 1930. La junte établit un État socialiste dirigé par Mengistu Haile Mariam. Soutenu militairement par l'URSS et Cuba[10], Mengistu souhaitait vider le Nord de ses habitants, à cause de leur hostilité au régime. En 1987 est créé le « Parti des travailleurs d'Éthiopie » (EWP); l'Éthiopie devient une « république démocratique populaire ». En 1991, après avoir subi plusieurs tentatives d'assassinat, Mengistu abandonna le pouvoir et s'enfuit du pays. Un régime démocratique est alors institué. Une nouvelle Constitution donne des compétences accrues aux provinces, faisant de l'Éthiopie un État fédéral. Mais certaines marges de cet ancien empire aspirent progressivement à l'autodétermination et les partis et mouvements indépendantistes connaissent un fort engouement. L'Érythrée déclare son indépendance en 1993, après des années de lutte armée. Une guerre éclate entre les deux pays de 1998 à 2000, faisant plus de 80 000 morts. Le 15 mai 2005, des élections générales pour renouveler les 548 sièges de l'Assemblée des représentants du peuple ont lieu. L'opposition (Coalition pour l'unité et la démocratie (CUD)) affirme depuis que sa victoire lui a été « volée » par le parti au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire du peuple. Au début du mois de novembre de la même année, de violentes manifestations ont lieu à Addis-Abeba, provoquant la mort d'au moins 33 personnes et l'arrestation de 2 000 opposants, dont des dirigeants du CUD. Il existe aussi des mouvements d'indépendantistes somaliens surtout dans la région de l'Ogaden. Le régime actuel tente donc de consolider son pouvoir, relativement fragile, en s'opposant sur la scène internationale à l'Érythrée, qui symbolise l'ennemi extérieur, ainsi qu'au mouvement nationaliste et/ou islamistes somaliens de peur que ces derniers n'appuient les indépendantistes de la région de l'Ogaden peuplée de somaliens qui luttent contre l'occupation éthiopienne. Les partis d'opposition dénoncent ce qu'ils considèrent comme une man?uvre dangereuse qui chercherait à créer de faux problèmes à l'étranger pour masquer ceux, bien réels, que le gouvernement ne réussirait pas à gérer (chômage, illettrisme, corruption, etc.). GéographieLe massif du Simien. L'Éthiopie se trouve dans la péninsule du nord-est de l'Afrique, dite corne de l'Afrique. Dépourvue de tout littoral depuis l'indépendance de l'Érythrée, elle partage ses frontières avec la Somalie, le Soudan, le Kenya, la République de Djibouti et l'Érythrée. Le pays a un plateau central dont l'altitude varie entre 1800 et 3000 mètres, avec une altitude maximale de 4620 mètres pour le Ras Dashan. Le climat est tempéré sur le plateau et chaud sur le bas pays. Le pays a été exploré et cartographié de 1838 à 1848 par Antoine d'Abbadie d'Arrast. PolitiqueLe fonctionnement des institutions éthiopiennes est codifié par le texte constitutionnel ratifié en décembre 1994 et entré en application le 22 août 1995. Le régime parlementaire institué alors repose sur deux assemblées (bicaméralisme) qui représentent le pouvoir législatif :
Le pouvoir exécutif possède davantage de compétences. Il est divisé en deux pôles dont le rôle est inégal :
Le pouvoir judiciaire repose sur la Cour suprême fédérale, séparée par la constitution des pouvoirs législatif et exécutif. Les principaux partis politiques éthiopiens sont :
ÉconomieDe par le maintien de son indépendance historique au sein de l?Afrique, l?Éthiopie est l?un des premiers pays africains à entrer de plain-pied dans l?économie de marché. Ceci se solde notamment par la création, en 1906, par Ménélik II, de la première banque éthiopienne « The Bank of Abyssinia »[11]. L?Éthiopie est alors rapidement soumise à l?influence des capitaux étranger, avec une prédominance des capitaux anglais au cours du XXe siècle. Paradoxalement, le pays sera le premier pays africain à payer « l?abandon du colonialisme territorial pour le Néo-colonialisme » [12], et restera séparé de ses zones côtières et de ses ports du fait de la colonisation italienne de l?Érythrée (et aujourd?hui encore en raison de l?indépendance de l?Érythrée). Pour Joseph E. Stiglitz, prix nobel d?économie, ce pays est un exemple flagrant des dérives de la mondialisation et de l?échec de la politique du FMI, voir « FMI, la preuve par l?Éthiopie », Le Monde diplomatique, Avril 2002[13]. Aujourd'hui, 90 % de la population active éthiopienne est dans le secteur agricole. L'Éthiopie est le berceau de l'araire. Les agriculteurs des Hauts Plateaux pratiquent une agriculture vivrière et traditionnelle. Le teff, l'éleusine et l'ensete (« faux-bananier ») sont trois espèces cultivées sur les Hauts Plateaux. Elles représentent les principales productions alimentaires selon les régions. Le teff est une céréale encore méconnue, peu d'études ont été à ce jour réalisées sur ses propriétés. Mais c'est surtout le café qui occupe une place centrale dans l'économie éthiopienne : au c?ur de la tradition éthiopienne, la culture du café occupe 400.000 hectares et la production totale tourne autour de 230.000 tonnes, dont plus de la moitié est consommée en Éthiopie où la tradition du café est bien ancrée[14]. Les volumes exportés ont représenté jusqu?à 60% de la valeur totale des marchandises exportées de l'Éthiopie. Complètement libéralisé depuis la chute du Derg, l'emprise des multinationales sur l'économie du café et ses cours, ainsi que les conséquences sur les petits producteurs a été à de nombreuses reprises dénoncée par des ONG : "Selon un rapport de l'ONG Oxfam, le café est « une véritable mine d?or pour les torréfacteurs internationaux » tandis que les producteurs « ne reçoivent qu?environ 6% de la valeur du paquet de café vendu dans les supermarchés et les épiceries."[15], critique notamment popularisé par le documentaire "Black Gold" sorti en 2005[16]. Selon une délégation d'un groupe de parlementaires français (intitulée "pour un renforcement de la présence française dans la Corne de l'Afrique"[17]) : "Grande puissance africaine, l'Éthiopie, malgré des réformes récentes, souffre dans le même temps d'une économie précaire et d'un état sanitaire qui ne sont manifestement pas en adéquation avec les ambitions qu'elle s'est assignée sur la scène internationale. Septième pays le plus pauvre de la Terre, avec un PIB par habitant inférieur à 100 $, l'Éthiopie, en dépit de potentialités agricoles non négligeables, est toujours confrontée au défi de la sécurité alimentaire. Son PIB a décru de 3,8 % en 2003, avec de surcroît une inflation annuelle de près de 15 %. Elle reste très dépendante de l'assistance des bailleurs de fonds tout en étant handicapée par une dette extérieure importante (6 milliards de $, soit près d'une année de PIB) encore aggravée par la chute des cours internationaux des produits qu'elle-même exporte (le café, notamment). Sur le plan des structures, quinze ans après la chute du régime collectiviste de Mengistu, l'économie éthiopienne demeure refermée sur elle-même et marquée par le poids excessif de l'État, qui s'y exerce soit directement, soit à travers tout un réseau d'entreprises publiques dont l'actuel gouvernement ne semble pas pressé de se départir (le programme des privatisations lancé par le Premier ministre, M. Melès Zenawi est quasiment figé depuis trois ans). Enfin, l'Éthiopie pâtit d'une sorte d'enclavement économique qui peut sembler paradoxal si on le rapporte à la taille et à la population de ce pays, assez vaste pour constituer en eux-mêmes un marché intérieur offrant de nombreux débouchés." [18]. SubdivisionsLa Constitution de 1994 a mis en place un système fédéral reposant sur neuf « régions ethniques » (ethnico-linguistiques : Tigré, Afar, Amhara, Oromia, Somali (Connu aussi sous le nom de l'Ogaden, région qui fut le centre de guerres entre la somalie et l'éthiopie), Gambela, Harar, Région des nations, nationalités et peuples du Sud, Benishangul-Gumaz) et deux régions autonomes (Addis-Abeba et Dire Dawa). Chaque région est subdivisée en cantons (woreda) et municipalités ( kébélé). Elles disposent de leur propre gouvernement et d'un droit constitutionnel à l'autodétermination et à la sécession. Ces dispositions, bien que théoriques, marquent la fin de l'unité éthiopienne réalisée depuis Ménélik II et consolidée sous Hailé Sélassié Ier. Elles sont significatives des hommes qui ont pris le pouvoir à la suite de Mengistu, à savoir des hommes combattant pour l'indépendance de leur région (Meles Zenawi pour le Tigré, Issayas Afeworki pour l'Érythrée, dont il est aujourd'hui le président). CultureLa culture éthiopienne est très diversifiée et multi-facettes, à l'image de la diversité des ethnies qui composent le pays et qui ont développé leurs propres cultures traditionnelles. ÉducationLe système éducatif en Éthiopie a été historiquement dominé par l?Église orthodoxe pendant plusieurs siècles, jusqu?en 1900 où un système d?éducation laïc est adopté. Cependant jusqu?à la révolution de 1974, les membres de l?aristocratie essentiellement chrétienne et d?origine Amhara, y occupaient toujours alors une position privilégiée. Les langues autres que l?amharique y étaient absentes, l?enseignement de l?Oromo par exemple n?était pas pratiqué. Le système d?éducation comprend aujourd?hui un processus de régionalisation accru avec une part importante du budget allouée à l?éducation. Le cursus scolaire en Éthiopie est composé en général de six années d?école primaire, quatre années de cursus secondaire et deux années de cursus secondaire supérieur. ReligionPrès de la moitié de la population est de religion chrétienne orthodoxe L?Église d?Éthiopie était Église d?État jusqu?en 1974. L'islam est pratiqué par environ 40 % de la population, principalement dans le Sud et l'Est. Quelques 10 % des Éthiopiens sont animistes. Jusque dans les années 1980, il existait une petite minorité de juifs éthiopiens, les Falachas, au nombre de 30 000 personnes environ, qui ont été volontairement déplacés par l'État d'Israël dans les années 1990. Littérature et PhilosophieDe par l'existence du système d'écriture guèze, l'Ethiopie entretient une très ancienne tradition littéraire remontant à son époque axoumite. La littérature ancienne dominée par l'enseignement religieux est essentiellement moral dans son contenu La littérature amharique commence à se développer vers le XIIIème siècle, au cours de la dynastie Zagwe. On peut distinguer essentiellement trois périodes majeures dans le développement de la littérature amharique moderne du XXe siècle correspondant à la période de l' occupation italienne (1935-1941), la période post-indépendance (1941-1974) et la période post-révolutionnaire (1974-aujourd'hui) [19]. La philosophie écrite éthiopienne s'étend sur douze siècles de production littéraire[20]. On distingue un premier temps de traduction littéraire, dominé par Le Fisalgwos ("Le Physiologue") et " biä?afä Mikael" ("le livre des philosophes"). [21]. MusiqueLa musique éthiopienne est extrêmement diversifiée, chacun des 80 groupes ethniques du pays possédant ses propres particularités. Les influences sont elles aussi très diverses incluant aussi bien les influences de la liturgie chrétienne et musulmane, que la musique populaire des pays situés dans la Corne de l'Afrique, somalienne et soudanaise en particulier. La musique éthiopienne utilise souvent un système modal unique pentatonique, caractérisé par des intervalles prolongés entre certaines notes. La musique des hauts plateaux utilise un mode unique appelé qenet, basé sur quatre modes principaux: tezeta, bati, ambassel, et anchihoy[22]. Trois modes supplémentaires peuvent être considérés comme des variations: tezeta mineur, bati majeur et bati mineur.[2] Certains morceaux prennent le nom de leur qenet, tel que le tezeta, un chant de nostalgie.[1] Accompagné d?instruments traditionnels, ces modes sont généralement non tempérés (c-a-d que le ton peut dévier légèrement du système d?accord tempéré occidental), mais joués sur des instruments occidentaux tels que piano et guitare ils utilisent le système d?accord tempéré occidental. La musique des hauts plateaux est généralement homophonique ou hétérophonique[23]. En dehors, certaines sont polyphoniques. Les principaux instruments traditionnels sont macinko (luth), krar (lyre), washint (flûte), begena (harpe), kebero (double tambour), cistree et tom (chez les Anuaks) Dans la tradition populaire, l?azmari, chanteur et musicien éthiopien, homme ou femme, sont doués pour chanter des vers en s?accompagnant d?une macinko ou d?une krar. La musique moderne éthiopienne laisse également une part importante à l?éthio-jazz, à travers son créateur Mulatu Astatke, et des musiciens comme le saxophoniste Getatchew Mekurya. Les musiciens populaires les plus connus sont Mahmoud Ahmed, Gigi Shibabaw, Teddy Afro, Tilahun Gèssèssè, Aster Aweke, Hamelmal Abate, Tewodros Tadesse, Ephrem Tamiru, Muluken Melesse, Bizunesh Bekele, Tadesse Alemu, Alèmayèhu Eshèté, Neway Debebe, Asnaketch Worku, Ali Birra, et Dawit (Messay) Mellesse. À la fin des années 1990, le label français Buda a réédité les plus grandes voix de l'éthio-jazz avec la collection Éthiopiques permettant la redécouverte, pour les occidentaux, du groove de la corne de l'Afrique. Peuples et languesDémographieÉvolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffres de l'FAO, 2005). Population en milliers d'habitants. La population éthiopienne est extrèmement diversifiée. La plupart des gens parle une langue sémitique ou couchitique. Les peuples Oromo, Amhara et Tigré représentent plus des trois quart de la population, mais il y en tout plus de 80 ethnies différentes en Éthiopie, dont certaines ont moins de 10000 membres. En général, la plupart des chrétiens vivent sur les plateaux d'Éthiopie alors que les musulmans et les adeptes des religions africaines traditionnelles ont tendance à être installés dans les régions basses. Le pays a connu une évolution croissante et régulière de sa démographie jusqu'au début des années 1980. Par la suite cette croissance s'est accélérée jusqu'à aujourd'hui avec un taux moyen de 2,3% par an, à l'exception d'une baisse visible entre 1992 et 1993 due à l'indépendance de l'Érythrée, le 24 mai 1993 dont la population avoisinait à l'époque 3,2 millions de personnes; Ethnies éthiopiennesL'Éthiopie est composée d'une grande diversités d'ethnies. Les Oromos et les Amharas, qui représentent respectivement 32,1% et 30,2% de la populations sont les ethnies les plus répandues. Parmi les autres peuples, il faut citer les Tigré, les Somalis, les Gurages, les Sidama, les Welayta et les Afars qui à tous forment près de 25% des éthiopiens, ainsi qu'une multitude d'autres ethnies très minoritaires. LangueOutre l'amharique, langue de travail de l'État, parlée par 29 % de la population, plus de 80 autres langues sont parlées dans le pays ; parmi les plus répandues, on compte l'oromo, le somali, le tigrinya et l'Afar. SportEn Éthiopie, le sport prédominant est l'athlétisme, notamment la course, dans lequel le pays a remporté de nombreuses victoires dans les compétitions internationales. Le football est également assez populaire même si l'équipe d'Éthiopie de football connaît des résultats modestes dans les tournois mondiaux. SantéSelon les données de la banque mondiale, l'Éthiopie aurait 1 médecin pour 100 000 peronnes[24] Toutefois, dans son rapport annuel 2006, l'Organisation mondiale de la santé évoquait un chiffre de 1936 médecins, ce qui représenterait environ 2,6 médecins pour 100 000 personnes.[25] Les principaux problèmes de santé en Éthiopie sont liés au maladies qui se transmettent essentiellement en raison des conditions sanitaires précaires et de la malnutrition. Ces problèmes sont accrus par le manque de main d'oeuvre qualifiée et d'infrastructures de santé. Le pays compte 119 hôpitaux, dont 12 à Addis-Abeba, et 412 centres de santé.[26] L'Éthiopie a une moyenne d'espérance de vie de 45 ans. Le taux de mortalité infantile est relativement élevé avec environ 10% d'enfants décédant au moment ou juste après leur naissance, chiffre auquel il faut ajouter les complications post-natales, comme les fistules obstétriques, qui affectent de nombreuses femmes. Le sida est également très répandu dans le pays. Le faible nombre de professionnels de santé disposant d'une formation médicale moderne et le manque de fonds accordés aux services médicaux, explique que beaucoup d'éthiopiens fassent encore appel aux guérisseurs traditionnels qui emploient des thérapies maison pour guérir les maux communs. Un nombre croissant de "faux guérisseurs" côtoie les véritables guérisseurs[27] qui seuls connaissent véritablement les vertus curatives des plantes et minéraux. Le fort taux de chômage fait que de nombreux éthiopiens sont incapables de subvenir aux besoins de leur famille et donc encore moins capables d'acheter des médicaments. C'est principalement en raison du coût de la médecine moderne que la médecine traditionnelle continue à être la plus répandue. L'Éthiopie en chiffresGéographieSuperficie : 1 127 127 km² Statistiques démographiquesPopulation : 74 777 981 habitants (en 2006) Accès à la technologieLignes de téléphone : 610 300 (en 2005) InfrastructuresRoutes : 33 856 km (dont 4 367 km goudronnés) (en 2003) CalendrierFêtes et jours fériés
Indication spécifique de l'heure
En Éthiopie, le calcul des heures s'effectue au coucher du soleil. Ainsi, à six heures du matin, heure solaire locale, il est 12 heures à Addis-Abeba ; à 7 heures du soir, il est une heure à Addis-Abeba et à 5 heures de l'après-midi, il est 11 heures. Le calcul de l'heure se faisant sur la base de 12 et non de 24 heures comme en France, des termes signifiant "de la journée" (= "ke kenou") ou "de la soirée" (="ke meshetou") sont utilisés pour préciser l'heure, ce qui est l'équivalent des "AM" ou "PM" dans le système américain. Étant très près de l'équateur (latitude 9°03' Nord et longitude 38°42' Est pour Addis-Abeba), la variation est minime et le jour reste constant de 6h à 18h (12h-12h pour un Éthiopien) tout au long de l'année. Le calendrier éthiopien compte 13 mois :
Le calendrier alexandrin est utilisé par l'église copte éthiopienne. Il prend sa forme définitive au Ier siècle de notre ère, sur la base des vieux calendriers pharaoniques. L'année débute le Ier Thoth (29 août). Elle compte 12 mois de 30 jours, plus 5 ou 6 jours complémentaires. Ce qui donne à l'Éthiopie l'immense privilège d'avoir 13 mois. La durée moyenne de l'année est la même que l'année du calendrier julien (365,25 jours). La chronologie dépend des ères choisies. Dans l'église copte d'Éthiopie, on a choisi l'ère de Dioclétien, devenue " l'ère des Martyrs de Dioclétien ", ce qui fait commencer le calendrier 284 ans après le nôtre. Le calendrier civil éthiopien, lui, est issu de ce calendrier, mais l'ère de référence est l'ère d'Annianus d'Alexandrie qui recule la naissance du Christ de 7 ou 8 ans par rapport à celle de Denys le Petit ; le 11 septembre 2007, les Ethiopiens ont fêté leur entrée dans le 3e millénaire (an 2000). À cette occasion, plus de 18 000 prisonniers ont été libérés. CodesL'Éthiopie a pour codes :
Voir aussiNotes
Articles connexesLiens externes
Bibliographie
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