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La Somalie (en somali : Soomaaliya et en arabe : As-Soumal) est un pays à l'extrémité orientale de la corne de l'Afrique. Entourée par le golfe d'Aden, l'océan Indien, Djibouti, l'Éthiopie et le Kenya, la Somalie possède 3 025 km de côtes et 2 366 km de frontière dont plus de la moitié avec l'Éthiopie.
La Somalie (en somali : Soomaaliya et en arabe : ???????, As-Soumal), officiellement la République de Somalie, est un pays à l'extrémité orientale de la Corne de l'Afrique.
HistoireArticles détaillés : Histoire de la Somalie et Politique de la Somalie. Certains auteurs [Qui ?] affirment que durant l'Antiquité, la région connue par les Égyptiens sous le nom du pays de Pount était en Somalie. La côte était connue par les Romains, les Grecs, et les Indiens puisque ce fut le plus important centre commercial pour la myrrhe et l'encens ainsi que dans une moindre importance pour l'ébène et l'or. Le nord du pays fut rattaché au royaume éthiopien du IIe siècle au VIe siècle ; ensuite les commerçants arabes s'installent sur la côte et les Somalis adoptent l'islam (qui s'implante définitivement à partir du XIIIe siècle ; c'est le début du sultanat. Durant le Moyen Âge, les relations avec le royaume voisin d'Éthiopie deviennent tendues. Au XVIe siècle, le Portugal s'intéresse à la côte, mais ne réussit pas à s'y installer. À partir de 1875, la Grande-Bretagne, la France et l'Italie revendiquent son territoire, tandis que l'empereur Ménélik II, en Éthiopie, projette d'envahir le pays. Durant les années 1880 et 1890, l'Italie acquiert également divers territoires sur la côte du Benadir[réf. nécessaire] qu'elle réunit en une colonie en 1905[1] qui est officialisée par une loi du 5 avril 1908[2] Malgré une résistance à l'occupation occidentale organisée par Mohamed Hassan, l'Italie, dirigée par Mussolini finit par contrôler la Somalie, ainsi que l'Éthiopie et le nord du Kenya jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Le 3 août 1940 (ou le 4 selon d'autres sources), environ 40 000 Italiens envahissent le Somaliland britannique sous le commandement du général Guglielmo Nasi[3]. Ils s'emparent en quelques jours de plusieurs villes mal défendues[3]. Les forces britanniques au Somaliland reçoivent quelques renforts et un nouveau commandant, le major-général Godwin-Austen[3]. Jugeant les forces en présence trop inégales, ce dernier demande le 15 août le retrait des troupes britanniques[3]. Les derniers soldats britanniques sont évacués vers Aden le 17[3]. Les Italiens s'emparent de Berbera le 19 et annexent le Somaliland britannique à l'Afrique orientale italienne[3]. Lors de cette campagne, les pertes britanniques sont de 38 tués, 71 blessés et 49 disparus contre 465 tués, 1530 blessés et 34 disparus pour les Italiens[4]. En 1949, l'Organisation des Nations unies (ONU) accorde à l'Italie un protectorat sur la Somalie tandis qu'un an plus tôt, la région de l'Ogaden fut attribuée à l'Éthiopie. Le drapeau actuel a été adopté le 12 octobre 1954. En 1959, la Somalie accède à l'indépendance. L'État somalien naît de la fusion des colonies italiennes (Somalia) au Sud et britannique au Nord (Somaliland). Par ailleurs, la France s'était arrogée dès 1862 la future république de Djibouti, qui devient un État souverain indépendant en 1977. De 1960 à 1969, et sous la présidence d'Aden Abdullah Osman Daar puis de Abdirashid Ali Shermarke, la Somalie tente d'instaurer un gouvernement démocratique mais des luttes claniques entre le nord et le sud du pays, les relations tendues avec les pays limitrophes, font de ces années une période instable. L'ère BarreCoup d'ÉtatEn 1969, le général Siad Barre s?empara du pouvoir par un coup d?État et remplaça le gouvernement élu démocratiquement. [5] En raison des liens étroits que la Somalie entretenait alors avec la Russie, Barre déclara que le pays allait désormais être un État socialiste. Cette alliance entre les deux pays fut éphémère puisqu?en 1977, la Somalie tenta de prendre le contrôle de l'Ogaden, un territoire éthiopien. Au lieu de supporter la Somalie dans ses démarches expansionnistes, la Russie supporta plutôt le gouvernement marxiste de l?Éthiopie, ce qui mit fin aux bonnes relations entre les deux alliés. Les États-Unis se rapprochèrent ensuite de la Somalie. [6] Le pays a été tourmenté dans les années 1990 par les factions politiques. Le népotisme officiel ainsi que la corruption ont ébranlé la confiance envers le gouvernement central. Un climat de mécontentement régnait alors envers le régime du président dictateur Siad Barre, ce qui mena à son effondrement en 1991. Le pays fut dès lors plongé dans un état proche du chaos. [7] En effet, suite à cet incident, la Somalie est devenue un État défaillant (Failed State).[8] Le pays est tombé sous la gouverne de seigneurs de guerre sans idéologie ni agendas politiques.[9]. Leurs seules motivations étaient l?appât du gain illicite et le pillage[10] Le trafic de drogues et d?armes faisait partie de leurs activités. . Ainsi, ces seigneurs de guerre s?opposaient à la création de tout gouvernement central en raison de la menace que posait un tel gouvernement sur leurs activités illicites.[11] L?effondrement du régime de Barre entraîna le pays dans une guerre civile entre la faction qui supportait le président intérimaire Ali Mahdi Mohamed et la faction qui supportait le Général Mohamed Farah Aidid.[12]Ce conflit était en fait le reflet de la rivalité entre les deux clans les plus importants des familles Hawiye-Abgal et Haber Ghidir pour le contrôle de l?État somalien.[13]Ces factions se sont adonnées au pillage des infrastructures et des points de distribution des vivres,[14] ce qui laissa plus de un (1) million de réfugiés et cinq (5) millions de personnes dans la famine et la maladie.[15] La guerre a contribué à la déliquescence socio-économique et à la fragmentation de l?État[16] . Le conflit visait spécifiquement le contrôle de la nourriture et des armes. Invasion de l'OgadenLa guerre de l'Ogaden (1977 - 1978) contribue à affaiblir le pouvoir de Barre et favorise l'installation d'une famine endémique dont le paroxysme est atteint en 1984. Guerre civilePour continuer à gouverner, Barre est amené à durcir son régime. Les émeutes de 1990 le contraignent à l'abandon. En 1991, le nord du pays déclare son indépendance et prend le nom de Somaliland, où les Issak, un des cinq grands clans (avec les Darod - Barre était Darod -, les Hawiyé, les Dir et les Sab) sont majoritaires. Siad Barre est finalement destitué le 26 janvier 1991. Ali Mahdi Muhammad lui succède jusqu'en novembre 1991, sans jamais réussir à s'imposer politiquement et militairement sur l'ensemble du territoire. La Somalie n'a pas eu de gouvernement central depuis la fin de la dictature de Siad Barre. La guerre civile et l'opération Restore HopeArticles détaillés : Guerre civile somalienne et Opération Restore Hope. Suite à la guerre civile et aux menaces de famine, l'ONU lance une opération dite « humanitaire » à Mogadiscio à partir d'avril 1992 : l'Opération des Nations unies en Somalie (ONISOM). Les « casques bleus » pakistanais subissant de lourdes pertes face aux factions somaliennes, les grandes puissances interviennent. En décembre 1992, sous mandat de l'ONU, les États-Unis lancent l'opération « Restore Hope » (« Rendre l'espoir »). Il s'agit de la première intervention menée au nom du droit international d'ingérence humanitaire [réf. nécessaire]. Celle-ci est finalement un fiasco, symbolisée par la bataille de Mogadiscio en octobre 1993, au cours de laquelle 19 soldats américains meurent, ainsi qu'un casque bleu malaisien et près d'un millier de Somaliens trouvèrent la mort. Le président Bill Clinton décide alors de retirer ses troupes, et 8 000 Casques bleus de l'ONU prennent le relais jusqu'en 1995. 151 casques bleus et 3 civils étrangers sont tués. Le pays est alors divisé en plusieurs factions en guerre les unes contre les autres [17]. Le centre et le sud est contrôlé par Hussein Mohamed Aïdid; le nord-ouest par Mohamed Ibrahim Egal, élu de la République autoproclamée du Somaliland en 1997 et mort en 2002. En janvier 1997, un accord de gouvernement, patronné par l'Éthiopie et le Kenya, échoue à régler le problème du désarmement et de la reconstruction de l'État [17]. Le nord-est se déclare autonome en 1998 sous le nom de Puntland. Le 26 août 2000, le Parlement de transition en exil élit un nouveau président en la personne de Abdiqassim Salad Hassan, dans un contexte particulièrement difficile. Le pays reste aux prises avec des rivalités claniques. Après divers tentatives infructueuses de conciliation, une conférence de réconciliation aboutit en juillet 2003 à un projet de charte nationale prévoyant le fédéralisme et mettant sur pied des institutions fédérales de transition [17]. Élection de Abdullahi Yusuf AhmedLe 10 octobre 2004, le Parlement fédéral de transition de la République de Somalie (en), exilé au Kenya en raison des affrontements entre seigneurs de la guerre à Mogadiscio, et formé en nombres égaux de représentants de chacun des quatre grands clans somalis, a élu en tant que président intérimaire Abdullahi Yusuf Ahmed, président du Puntland. À la tête du Gouvernement fédéral de transition (en), celui-ci a nommé Ali Mohamed Gedi, un vétérinaire de profession, en tant que Premier ministre, avec pour mission de former un gouvernement de coalition avec les différents chefs de guerre du pays. Les institutions somaliennes siègent au Kenya par mesure de sécurité à l'égard de la situation intérieure de la Somalie. Les institutions en exil n'ont aucun contrôle sur le pays en dehors de certains quartiers de la capitale Mogadiscio, leur autorité n'est pas reconnue à l'intérieur du pays, mais uniquement par les gouvernements étrangers. Depuis le 26 février 2006, le gouvernement de transition siège à Baidoa, en Somalie. Prise de pouvoir par les islamistes et nouveaux conflitsArticle détaillé : Guerre en Somalie (2006). Au début du mois de juin 2006, les affrontements entre les membres de l'Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme (ARPCT), une alliance entre des chefs de guerre et le gouvernement de jure de la Somalie, soutenue par Washington, et l'Union des tribunaux islamiques, ont vu la victoire de ces derniers pour le contrôle de Mogadiscio. Le rétablissement de l'ordre se fait au nom de la seule structure législative stable et consensuelle du pays, la jurisprudence chaféite. Le 13 juin 2006 à Nairobi, l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui regroupe le Kenya, l'Ouganda, le Soudan, Djibouti, l'Éthiopie, l'Érythrée et le gouvernement de transition de Somalie, décide d'interdire l'accès au territoire de ses pays membres aux miliciens de l'ARPCT fuyant devant l'avancée des tribunaux islamiques dont le plus important, celui de Mogadiscio, est nommé Hifka-Halane. Il sert de pouvoir judiciaire (civil et pénal), en jugeant les affaires en appliquant la charia. Fin décembre 2006, l'armée éthiopienne intervient et les tribunaux islamiques fuient Mogadiscio. Elle prend ainsi le contrôle de la majeure partie du pays et le gouvernement de transition se déclare le gouvernement de facto du pays. Démission d'Abdullahi Yusuf Ahmed, et élection de Sharif AhmedLe 29 décembre 2008, le président Abdullahi Yusuf Ahmed annonce sa démission, déclarant qu'il regrette n'avoir pas pu mettre fin au conflit somalien[18]. Le Parlement, réuni à Djibouti en raison du désordre en Somalie, élit alors le cheikh Sharif Ahmed, ancien dirigeant de l'Union des tribunaux islamiques, à la présidence de la République[19]. GéographieArticle détaillé : Géographie de la Somalie. Entourée par le golfe d'Aden, l'océan Indien, Djibouti, l'Éthiopie et le Kenya, la Somalie possède 3 025 km de côtes et 2 366 km de frontière terrestre dont plus de la moitié avec l'Éthiopie. Le sous-sol contient de l'uranium, du minerai de fer, de la bauxite et du cuivre. Certaines zones de Somalie, bien qu'éloignées de 4 500 km de l'épicentre, furent dévastées par le tsunami du 26 décembre 2004. Quelques villages sur la côte de l'océan Indien furent détruits par le tsunami et environ 110 personnes (essentiellement des pêcheurs) furent tuées. RégionsLa Somalie est divisée en 18 régions administratives (somali : gobolka, au pluriel gobollada) :
Les régions sont regroupées en cinq États, par ordre d'importance :
DémographieArticle détaillé : Démographie de la Somalie. Le pays comptait environ 7 millions d'habitants en 2000. Les estimations sont difficiles en raison du nombre important de nomades et de réfugiés qui tentent de fuir la famine et les guerres interclaniques. ÉconomieDepuis le début des années 1990, la guerre civile entrave le développement économique du pays. ÉducationL'école « Al Mathal » est la plus réputée de Mogadiscio. Elle forme près de 700 élèves du collège et du lycée. CodesLa Somalie a pour codes :
Notes et références
Voir aussiArticles connexes
Liens externes
Bibliographie
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