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La Guinée, ou la République de Guinée pour les usages officiels, est un pays d’Afrique de l'Ouest. La Guinée est parfois appelée Guinée Conakry, du nom de sa capitale Conakry, pour la différencier de la Guinée-Bissau et de la Guinée équatoriale.
La Guinée, nom officiel : République de Guinée, est un pays d?Afrique de l'Ouest. La Guinée est parfois appelée Guinée Conakry, du nom de sa capitale Conakry, pour la différencier de la Guinée-Bissau, de la Guinée équatoriale et de la Nouvelle-Guinée. Elle a pris son indépendance de la France en 1958.
GéographieArticle détaillé : Géographie de la Guinée. La Guinée se trouve sur la côte atlantique de l?Afrique de l'Ouest. Elle est entourée de la Guinée-Bissau (385 km de frontières), du Sénégal (330 km), du Mali (858 km), de la Côte d'Ivoire (610 km), du Liberia (563 km) et de la Sierra Leone (652 km) et de l'océan Atlantique. On distingue quatre zones géographiques :
Ces quatre zones, parfois appelées « régions naturelles », ne correspondent pas aux régions administratives. HydrographieDe nombreux fleuves, tels le Niger, le Sénégal, la Gambie, ainsi que leurs principaux affluents (Tinkisso, Milo, Niandan, Falémé) trouvent leur source en Guinée, faisant de ce pays le « château d'eau » de l?Afrique de l'Ouest. Ces cours d'eau partent des massifs guinéens et se dirigent au début de leur parcours vers le nord ou vers l'est. Il existe également un très grand nombre de fleuves côtiers descendant des massifs guinéens vers l'Ouest, comme le Konkouré ou vers le Sud, comme le fleuve Mano. De la Guinée-Bissao à Conakry, ces fleuves forment de profonds estuaires qui ont conservé les noms donnés par les explorateurs portugais au XVe siècle. Ces estuaires constituent des voies de communications à travers la mangrove de Basse-Guinée, région qui s'appelait « Rivières du Sud » au début de la colonisation par les Français, au XIXe siècle. Le massif du Fouta Djalon offre un potentiel de production électrique. Le fleuve Konkouré, proche des villes de Mamou, Kindia et Conakry fait l'objet d'un programme d'aménagement et un premier barrage a été inauguré en 1999[3]. Relief et géologieLa Guinée est un pays qui possède de nombreuses ressources. Cette abondance des ressources, notamment minières, lui vaut l'appellation de « scandale géologique »[4]. La Guinée est le premier pays mondial pour ses réserves prouvées de bauxite, le deuxième derrière l'Australie pour la production. Le très riche gisement de Sangarédi est exploité par la Compagnie des Bauxites de Guinée. Le pays dispose également d'or, de fer , de diamants,de pétrole et d'uranium. ClimatIl s'agit d'un climat tropical à deux saisons : la saison des pluies et la saison sèche. La durée de ces deux saisons varie en fonction des régions climatiques : Il existe quatre régions climatiques distinctes en Guinée. L'ouest, au bord de l'Atlantique, est très humide. Le climat est plus tempéré au centre (deux saisons égales, pluies de mai à novembre). Au nord-est, le climat est tropical sec avec des pluies plus faibles, des températures élevées sauf de décembre à février lorsque le vent souffle (20 °C contre 40 °C). Le sud-est de la Guinée est subéquatorial avec une longue saison des pluies (8 à 10 mois) et des températures moyennes de 24 °C à 28 °C. EnvironnementBiomes :
L'environnement en Guinée semble préservé grâce à la faible densité de population et à l'industrialisation limitée. Les principales menaces sont la déforestation, la pollution issue de l'exploitation minière[5], l'absence de traitement des eaux usées, auxquels on peut ajouter le braconnage de la faune sauvage. HistoireArticle détaillé : Histoire de la Guinée. Époque précolonialeLes Nalou et les Baga peuplent la région au VIIIe siècle. Du IXe siècle au XIe siècle, le royaume mandingue, vassal de l'Empire du Ghana, s'établit du haut Sénégal au haut Niger. Ils seront rejoints par les Jalonké d'origine mandée. Au XIIIe siècle, le légendaire Sundjata Keïta forme un immense empire ayant pour capitale Niani (aujourd'hui petit village guinéen). L'Empire du Mali décline au XVe siècle. Entre-temps et jusqu'au XVIIIe siècle, les Peuls apportent l'Islam dans la région, repoussant les Soussous vers le littoral. C'est sur les côtes que les Soussous et d'autres ethnies nouent des liens avec les commerçants européens, voulant se procurer esclaves, ivoire et malaguette. C'est le commerce triangulaire. Samory TouréLe village de Kiniéran est entouré de remparts de fortification, vestiges d?avant la colonisation, partiellement détruits par Samory Touré, le grand guerrier mandingue. Né dans une famille de commerçants malinké, Samory Touré s?appuya d?abord sur des populations encore largement animistes pour combattre l?influence des chefs musulmans. Puis, changeant de stratégie, voulant islamiser de force des populations animistes dans les années 1880, il provoqua leur révolte et les combattit durement. Il assit son autorité sur le Toron, s?installa à Bissandougou et prit le titre de fama. Après avoir imposé sa loi et sa religion, Samory s?empara de Kankan, captura les chefs Séré Béréma et Saghadjigi, enrôla les vaincus dans son armée et se présenta en défenseur de l?Islam. Il prit le titre d?almamy en 1884 et s?opposa pendant sept longues années à la pénétration des troupes françaises avant d?être arrêté et exilé au Gabon[6]. ColonisationLa zone côtière fut occupée au préalable par les Portugais, qui furent évincés par l'armée française, parce que affaiblis par l'occupation de la Guinée-Bissau. La Guinée est proclamée colonie française en 1891, indépendamment du Sénégal, auquel elle était précédemment rattachée. Cette nouvelle appellation remplace celle qu'elle portait, jusque-là: les Rivières du Sud. Samory Touré, relayé ensuite par les peuples de la forêt, mène une guerre organisée contre l'occupation française sur la côte et dans les massifs montagneux du sud-est avant d'être vaincu en 1898. La guerre qui oppose les français au Fouta-Djallon, à Porédaka, s'achève par la victoire des premiers. L'Almamy Bocar Biro Barry est assassiné près des bords du Bafing, à Kollen. Il a choisi cette option pour ne pas être soumis ou réduit en vassal de la puissance colonisatrice. Ses guerriers s'éparpillent ou préfèrent se donner la mort à ses côtés. Les régions du Haut-Niger sont annexées l'année suivante. En 1901, la Guinée devient une partie intégrante de l'Afrique occidentale française (AOF), administrée par un gouvernorat général.En 1904, dans le cadre de l'Entente cordiale entre la France et l'Angleterre, les îles de Los deviennent françaises en échange de l'abandon de droits sur le séchage de la morue à Terre-neuve. Lors du référendum de septembre 1958, la Guinée est le seul pays d'Afrique francophone à rejeter la proposition du général de Gaulle concernant l'intégration des colonies de l'AOF au sein d'une Communauté française, ce qui entraîne une rupture immédiate des relations politiques et économiques avec la France[7]. L?indépendance fut proclamée le 2 octobre 1958. La France n?y mit aucun obstacle mais retira dans le mois qui suivit son armée, ses fonctionnaires et ses crédits. De Gaulle ignora la demande d?association à la Communauté que lui adressa Sékou Touré après la proclamation de l?indépendance. La Guinée, en perdant les cadres qui faisaient fonctionner son administration et son économie, fut déstabilisée. Le départ des fonctionnaires civils et militaires se fit rapidement sentir au plan économique. La Guinée sous Sékou TouréArticle détaillé : Ahmed Sékou Touré. Le pays accède à l'indépendance le 2 octobre 1958, et Ahmed Sékou Touré, en devient le président à 36 ans. Il cherche à construire une Union Africaine avec Kwame Nkrumah, apôtre du panafricanisme ; La Guinée et le Ghana forment une union le 1er mai 1959 , rejoints le 24 décembre 1960 par le Mali. [8]. Officiellement non-aligné, le régime s'appuie sur l'Union soviétique sans rejeter l'aide des États-Unis. Ahmed Sékou Touré vit dans la peur du complot, dont il accuse alternativement la France, le Portugal ou les Peuls. Le régime devient une dictature, pratiquant une répression violente dont le Camp Boiro reste le symbole. La Guinée sous Lansana ContéArticle détaillé : Lansana Conté. Après la mort de Touré en 1984, le gouvernement intérimaire est rapidement renversé par Lansana Conté. Sous la pression des bailleurs de fond, il introduit le multipartisme en 1993 et organise des élections, qui l'ont confirmé par deux fois à la présidence, en 1993 et en 1998. Bien que globalement épargnée par les conflits des pays voisins, la Guinée est confrontée à l'afflux de plusieurs centaines de milliers de réfugiés venus du Libéria et de Sierra Leone. Après avoir révisé la Constitution pour pouvoir se présenter une troisième fois en décembre 2003, le chef de l'État, pourtant gravement malade, est réélu avec 95,63 % des suffrages face à un candidat issu d'un parti allié, les autres opposants ayant préféré ne pas participer à un scrutin joué d'avance. Fin avril 2004, le premier ministre François Lonsény Fall profite d'un voyage à l'étranger pour démissionner, arguant que « le président bloque tout »[9]. Le poste reste vacant plusieurs mois avant d'être confié à Cellou Dalein Diallo, qui sera démis de ses fonctions en avril 2006. Le pouvoir du président, sous influence d'hommes d'affaires comme Mamadou Sylla, est de plus en plus contesté. Début 2007 éclate une grève générale réprimée dans le sang[10]. Le 22 décembre 2008, Lansana Conté décède des suites d'une longue maladie (leucémie et diabète aigu) à l'âge de 74 ans. Au cours de la nuit suivante, les proches du régime s'affairent pour organiser l'intérim suivant les procédures prévues par la Constitution mais le 23 décembre 2008 au matin, suite à l'annonce du décès de Lansana Conté, des dignitaires de l'armée annoncent unilatéralement la dissolution du gouvernement ainsi que la suspension de la Constitution, dans un discours à teneur résolument sociale. Ces événements laissent planer le doute sur l'effectivité d'un nouveau coup d'État. Le même jour, le capitaine Moussa Dadis Camara est porté à la tête du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) et devient le troisième président de la République de Guinée le lendemain[11]. La Guinée sous Moussa Dadis CamaraArticle détaillé : Moussa Dadis Camara. Arrivé au pouvoir, le capitaine précise que le nouveau régime est provisoire et qu'aucun membre de la junte ne se présentera aux élections présidentielles prévues en 2010. Au fil de ses interventions médiatiques, Moussa Dadis Camara envisage de se présenter, déclenchant des mouvements de protestation[12]. Le 28 septembre 2009, les militaires tuent et violent plus d'une centaine d'opposants dans le stade du 28 septembre de Conakry.[13] Des dissensions apparaissent au sein du CNDD[14] et le 3 décembre 2009, alors que Sékouba Konaté est en voyage au Liban, le président est grièvement blessé par son aide de camp Aboubacar Sidiki Diakité. Dadis est hospitalisé au Maroc le 4, et Sékouba Konaté rentre au pays pour assurer l'intérim. La transition de Sékouba KonatéLe 12 janvier 2010, Moussa Dadis Camara est renvoyé vers le Burkina Faso par le Maroc pour y continuer sa convalescence. C'est ainsi que le 15 janvier, un accord sera trouvé entre Dadis et Sékouba pour que ce dernier soit reconnu Président de la transition. Cet accord stipule qu'un premier ministre issu des Forces Vives (Partis d'opposition, syndicats, société civile) soit nommé dans le but de former un gouvernement d'Union nationale et de conduire le pays vers des élections libres et transparentes dans six (6) mois. Aussi, aucun membre du gouvernement d'union nationale, de la junte , du Conseil National de la Transition et des Forces de Défense et de Sécurité n'aura le droit de se porter candidat aux prochaines échéances électorales. Le 16 janvier, Dadis, dans une allocution à partir du palais présidentiel burkinabé dira que la question de sa candidature est définitivement réglée, ainsi que celle des autres membres de la junte. Jean-Marie Doré, doyen de l'opposition, sera nommé Premier Ministre Chef du gouvernement d'Union Nationale chargé d'organiser les futures élections présidentielles. Le 7 mars 2010, Sékouba Konaté fixe par décret la date du premier tour de l'élection présidentielle au 27 juin 2010[15] Politique et administrationArticle détaillé : Politique de la Guinée. La Guinée est une République avec comme chef de l'État le président, élu par le peuple pour un mandat de cinq, initialement, puis de 7 ans depuis la modification de la Constitution en 2003. La fonction de président a été occupée par Lansana Conté du 5 avril 1984 au 22 décembre 2008. Le Premier ministre est désigné par le chef de l'État. Depuis l'instauration du multipartisme en avril 1992, une quarantaine de nouveaux partis ont été reconnus. Le pouvoir législatif est assuré par un parlement composé d'une seule chambre, l'Assemblée nationale, où siègent 114 députés élus par le peuple pour un mandat de 5 ans. La Constitution a été suspendue en décembre 2008. L'ONG Transparency International classe régulièrement la Guinée parmi les pays où la perception de la corruption est la plus forte. Le thème de la corruption est récurrent dans les revendications des opposants et des organisations syndicales en Guinée. Cour suprêmeLa plus haute autorité judiciaire est la Cour suprême, qui dispose de trois chambres :
Le premier président de la cour suprême est en même temps président de la chambre constitutionnelle et administrative. rappel: la Constitution a été suspendue en décembre 2008. Administration nationaleArticle détaillé : Subdivisions de la Guinée. La Guinée est subdivisée en 8 régions, 33 préfectures, 33 communes urbaines (chefs-lieux des préfectures) et 303 communautés rurales de développement. Avant septembre 2008, la capitale Conakry était divisée en 5 communes (Kaloum, Dixin, Matam, Ratoma et Matoto). Elle n'en constitue plus aujourd'hui qu'une seule. DémographieArticle détaillé : Démographie de la Guinée. Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants. Les populations guinéennes ont presque été décimées par la traite commencée au XVIe siècle et menée au-delà de 1850, par la conquête coloniale française et les travaux forcés qu'elle a apportés. La deuxième guerre mondiale (1939-1945) a fragilisé la France colonisatrice et poussé celle-ci à abolir finalement les travaux forcés en 1945. Avec cette date commence l'essor démographique, la population doublant tous les 20 ans. La France ne pouvant tenir militairement toutes ces colonies en effervescence nationaliste, celle-ci lâche la Guinée en 1958. L'amélioration du niveau de vie après l'indépendance a augmenté l´espérance de vie. Cependant la misère et la dictature de Sékou Touré ont poussé de nombreux guinéens, notamment des élites, à émigrer vers les pays développés. Le taux de natalité est élevé. Le taux de sida est bien sûr inquiétant (1%) mais reste encore bien inférieur à d´autres pays africains (Afrique du Sud 12%, Mozambique 16%, Zimbabwe 23%). Enfin la population reste très jeune : 44% de moins de 15 ans. Selon le World Refugee Survey 2008 publié par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants, la Guinée abritait près de 29 300 réfugiés et demandeurs d'asile à la fin de 2007, provenant surtout du Libéria, de la Sierra Leone, et de la Côte d?Ivoire. En décembre 2007, 11 900 réfugiés vivaient dans un des trois camps, Lainé, Kouankan I et Kouankan II, et au moins 9 300 réfugiés vivaient dans des endroits urbains[16]. Économie et développementAgricultureLa majorité des Guinéens travaillent dans le secteur agricole. Le mil et le fonio sont les principales cultures de la Haute-Guinée, tandis que l'on produit de l'arachide dans la région de Koundara. Le riz est cultivé dans les zones inondées en bordure de rivière et de fleuve, mais la production locale est insuffisante et le pays importe du riz asiatique. Les cultures vivrières traditionnelles comme celle du manioc restent largement pratiquées autour des habitations. Secteur industriel et minierScandale géologique par excellence, la Guinée dispose d'importantes ressources minières dont les principales sont la bauxite (2/3 des réserves mondiales), l'or, le diamant, le fer , le pétrole et l'uranium. ÉnergieLa Guinée est dépendante sur le plan énergétique, important la totalité de sa consommation d'hydrocarbures. L'exploitation de gisements au large des côtes est à l'étude. Le potentiel en production hydro-électrique est considérable en raison du relief et de la pluviométrie. Les premiers barrages ne suffisent pas à alimenter Conakry en totalité. TourismeLe pays accueille très peu de touristes étrangers, et ce malgré une grande diversité de paysages et de centres d'intérêts potentiels. CultureArticle détaillé : Culture de la Guinée. Article détaillé : Personnalités de la Guinée. LanguesArticle détaillé : Langues de Guinée. Le français est langue officielle. Les langues principales sont le poular en Moyenne-Guinée (Fouta-Djalon), le malinké en Haute-Guinée, le soussou et le baga, le landouma en Guinée-Maritime, le manon, le kpelle, le toma, le kissi, le guerzé et le kono en Guinée-Forestière. ArtistesMusiciens
Auteurs
Universitaires
Sportifs
Divers
Jours fériés
StatistiquesPopulation : 9 788 000 habitants (estimation en janvier 2007). 0-14 ans : 44,4% ; 15-64 ans : 52,4% ; + 65 ans : 3,2% CodesLa Guinée a pour codes :
Notes et références
Voir aussiArticles connexes
Bibliographie
Emissions de radio
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