| Sommaire |
| Afrique du Nord |
| Afrique de l Ouest |
| Afrique Centrale |
| Afrique Australe |
| Afrique de l'Est |

| La Guinée |
La Guinée, ou la République de Guinée pour les usages officiels, est un pays d’Afrique de l'Ouest. La Guinée est parfois appelée Guinée Conakry, du nom de sa capitale Conakry, pour la différencier de la Guinée-Bissau et de la Guinée équatoriale.
La Guinée, ou la République de Guinée pour les usages officiels, est un pays d?Afrique de l'Ouest. La Guinée est parfois appelée Guinée Conakry, du nom de sa capitale Conakry, pour la différencier de la Guinée-Bissau, de la Guinée équatoriale et de la Nouvelle-Guinée.
GéographieLa Guinée se trouve sur la côte atlantique de l?Afrique de l'Ouest et est entourée de la Guinée-Bissau (386 km de frontières), du Sénégal (330 km), du Mali (858 km), de la Côte d'Ivoire (610 km) du Libéria (563 km) et de la Sierra Leone (652 km) et de l'océan Atlantique. On distingue quatre zones géographiques:
Ces quatre zones, parfois appelées "régions naturelles", ne correspondent pas aux régions administratives. HydrographieDe nombreux fleuves, tels le Niger, le Sénégal, la Gambie, ainsi que leurs principaux affluents (Tinkisso, Milo, Niandan, Falémé) trouvent leur source en Guinée, faisant de ce pays "le château d'eau" de l?Afrique de l'Ouest. Ces cours d'eau partent des massifs guinéens et se dirigent au début de leur parcours vers le Nord ou vers l'Est. Il existe également un très grand nombre de fleuves côtiers descendant des massifs guinéens vers l'Ouest, comme le Konkouré ou vers le Sud, comme le fleuve Mano. De la Guinée-Bissao à Conakry, ces fleuves forment de profonds estuaires qui ont conservé les noms donnés par les explorateurs portugais au XVe siècle. Ces estuaires constituent des voies de communications à travers la mangrove de Basse-Guinée, région qui s'appelait "Rivières du Sud" au début de la colonisation par les français, au XIXe siècle. Le Massif du Fouta Djallon offre un potentiel de production électrique. Le fleuve Konkouré, proche des villes de Mamou, Kindia et Conakry fait l'objet d'un programme d'aménagement et un premier barrage a été inauguré en 1999[1]. GéologieLa Guinée est un pays qui possède de nombreuses ressources du sous sol. Cette abondance des ressources, notamment minières, lui vaut l'appellation de "scandale géologique"[2]. La Guinée est le premier pays mondial pour ses réserves prouvées de bauxite, le deuxième derrière l'Australie pour la production. Le très riche gisement de Sangarédi est exploité par la Compagnie des Bauxites de Guinée. Le pays dispose également d'or, de fer, d'uranium et de diamant. ClimatIl s'agit d'un climat tropical à deux saisons : la saison des pluies et la saison sèche. La durée de ces deux saisons varie en fonctions des régions climatiques: Il existe quatre régions climatiques distinctes en Guinée. L'ouest, au bord de l'Atlantique, est très humide. Le climat est plus tempéré au centre (2 saisons égales, pluies de mai à novembre). Au nord-est, le climat est tropical sec avec des pluies plus faibles, des températures élevées sauf de décembre à février lorsque le vent souffle (20°C contre 40°C). Le sud-est de la Guinée est subéquatorial avec une longue saison des pluies (8 à 10 mois) et des températures moyennes de 24°C à 28°C. Environnement
de par la faible densité de population et l'industrialisation limitée, l'environnement en Guinée semble préservé. Les principales menaces sont la déforestation, la pollution issue de l'exploitation minière[3], l'absence de traitement des eaux usées auxquels on peut ajouter le braconnage de la faune sauvage. HistoireÉpoque précolonialeLes Nalou et les Baga peuplent la région au VIIIe siècle. Du IXe siècle au XIe siècle, le royaume mandingue, vassal de l'Empire du Ghana, s'établit du haut Sénégal au haut Niger. Ils seront rejoints par les Jalonké d'origine mandée. Au XIIIe siècle, le légendaire Sundjata Keïta forme un immense empire ayant pour capitale Niani (aujourd'hui petit village guinéen). L'Empire du Mali décline au XVe siècle. Entretemps et jusqu'au XVIIIe siècle, les Peuls apportent l'Islam dans la région, repoussant les Soussous vers le littoral. C'est sur les côtes que les Soussous et d'autres ethnies nouent des liens avec les commercants européens, voulant se procurer esclaves, ivoire et malaguette. C'est le commerce triangulaire. ColonisationLa zone cotière fut occupée au préalable par les portugais, qui furent évincés par l'armée française, parce que affaiblis par l'occupation de la Guinée-Bissau. La Guinée est proclamée colonie française en 1891, indépendamment du Sénégal, auquel elle était précédemment rattachée. Cette nouvelle appellation remplace celle qu'elle portait, jusque-là: les Rivières du Sud. Samory Touré, relayé ensuite par les peuples de la forêt, mène une guerre organisée contre l'occupation française sur la côte et dans les massifs montagneux du sud-est avant d'être vaincu en 1898. La guerre qui oppose les français au Fouta-Djallon, à Porédaka, s'achève par la victoire des premiers. L'Almamy Bocar Biro Barry est assassiné près des bords du Bafing, à Kollen. Il a choisi cette option pour ne pas être soumis ou réduit en vassal de la puissance colonisatrice. Ses guerriers s'éparpillent ou préfèrent se donner la mort à ses côtés. Les régions du Haut-Niger sont annexées l'année suivante. En 1901, la Guinée devient une partie intégrante de l'Afrique occidentale française (AOF), administrée par un gouvernorat général. IndépendanceLors du référendum de septembre 1958, la Guinée est le seul pays d'Afrique francophone à rejeter la proposition du général de Gaulle concernant l'intégration des colonies de l'AOF au sein d'une Communauté française, ce qui entraîne une rupture immédiate des relations politiques et économiques avec la France.[4] La Guinée sous Sékou TouréLe pays accède à l'indépendance le 2 octobre 1958, et Ahmed Sékou Touré, en devient le président à 36 ans. Il cherche à construire une Union Africaine avec Kwame Nkrumah, apôtre du panafricanisme; La Guinée et le Ghana forment une union le 1er mai 1959 , rejoints le 24 décembre 1960 par le Mali. [5] . Officiellement non-aligné, le régime s'appuie sur l'Union soviétique sans rejeter l'aide des U.S.A. Sékou Touré vit dans la peur du complot, dont il accuse alternativement la France, le Portugal ou les Peuls. Le régime devient une dictature, pratiquant une répression violente dont le Camp Boiro reste le symbole. La Deuxième RépubliqueAprès la mort de Touré en 1984, le gouvernement intérimaire est rapidement renversé par Lansana Conté. Sous la pression des bailleurs de fond, il introduit le multipartisme en 1993 et organise des élections, qui l'ont confirmé par deux fois à la présidence, en 1993 et en 1998. Bien que globalement épargnée par les conflits des pays voisins, la Guinée est confrontée à l'afflux de plusieurs centaines de milliers de réfugiés venus du Libéria et de Sierra Leone. Après avoir révisé la Constitution pour pouvoir se présenter une troisième fois en décembre 2003, le chef de l'État, pourtant gravement malade, est réélu avec 95,6 % des suffrages face à un candidat issu d'un parti allié, les autres opposants ayant préféré ne pas participer à un scrutin joué d'avance. Fin avril 2004, le Premier Ministre François Lonsény Fall profite d'un voyage à l'étranger pour démissionner, arguant que "le président bloque tout"[6]. Le poste reste vacant plusieurs mois avant d'être confié à Cellou Dalein Diallo, qui sera démis de ses fonctions en avril 2006. Le pouvoir du Président, sous influence d'hommes d'affaires comme Mamadou Sylla, est de plus en plus contesté. Début 2007 éclate une grève générale réprimée dans le sang[7].. Politique et administrationLa Guinée est une république avec comme chef de l'État le président, élu par le peuple pour un mandat de 5 initialement puis de 7 ans depuis la modification de la constitution en 2003, et le premier ministre qui est désigné par le chef de l'État. La fonction de président est occupée par Lansana Conté depuis le 5 avril 1984. Depuis l'instauration du multipartisme en avril 1992, une quarantaine de nouveaux partis ont été reconnus. Le pouvoir législatif est assuré par un parlement composé d'une seule chambre, l'Assemblée nationale, où siègent 114 députés élus par le peuple pour un mandat de 5 ans. Cour suprêmeLa plus haute autorité judiciaire est la cour suprême qui dispose de trois chambres:
Le premier président de la cour suprême est en même temps président de la chambre constitutionnelle et administrative. Administration nationaleLa Guinée est subdivisée en 8 régions, 33 préfectures, 33 communes urbaines (chefs-lieux des préfectures) et 303 communautés rurales de développement. La capitale Conakry était divisée en 5 communes (Kaloum, Dixin, Matam, Ratoma et Matoto). Elle ne fait plus qu'une seule commune maintenant(septembre 2008). DémographieÉvolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants. Les populations guinéennes ont presque été décimées par la traite commencée au XVIe siècle et menée au-delà de 1850, par la conquête coloniale française et les travaux forcés qu'elle a apportés. La deuxième guerre mondiale (1939-1945) a fragilisé la France colonisatrice et poussé celle-ci à abolir finalement les travaux forcés en 1945. Avec cette date commence l´essor démographique, la population doublant tous les 20 ans. La France ne pouvant tenir militairement toutes ces colonies en effervescence nationaliste, celle-ci lâche la Guinée en 1958. L´amélioration du niveau de vie après l´indépendance a augmenté l´espérance de vie. Cependant la misère et la dictature de Sékou Touré ont poussé de nombreux guinéens, notamment des élites, à émigrer vers les pays développés. Le taux de natalité est élevé. Le taux de sida est bien sûr inquiétant (1%) mais reste encore bien inférieur à d´autres pays africains (Afrique du Sud 12%, Mozambique 16%, Zimbabwe 23%). Enfin la population reste très jeune : 44% de moins de 15 ans. Selon le World Refugee Survey 2008 publié par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U.S. Committee for Refugees and Immigrants), la Guinée abritait près de 29,300 réfugiés et demandeurs d'asile à la fin de 2007, provenant surtout de la Libéria, de la Sierra Leone, et de la Côte d?Ivoire. En décembre 2007, 11,900 réfugiés vivaient dans un des trois camps, Lainé, Kouankan I et Kouankan II, et au moins 9,300 réfugiés vivaient dans des endroits urbains[8].
Economie et développementAgricultureLa majorité des guinéens travaillent dans le secteur agricole. Le mil et le fonio sont les principales cultures de la Haute-Guinée, tandis que l'on produit de l'arachide dans la région de Koundara. Le riz est cultivé dans les zones inondées en bordure de rivière et de fleuve, mais la production locale est insuffisante et le pays importe du riz asiatique. Les cultures vivrières traditionnelles comme celle du manioc restent largement pratiquées autour des habitations. Secteur industriel et minierEnergieLa Guinée est dépendante sur le plan énergétique, important la totalité de sa consommation d'hydrocarbures. L'exploitation de gisements au large des côtes est à l'étude. Le potentiel en production hydro-électrique est considérable en raison du relief et de la pluviométrie. Les premiers barrages ne suffisent pas à alimenter Conakry en totalité. TourismeLe pays accueille très peu de touristes étrangers, et ce malgré une grande diversité de paysages et de centres d'intérêts potentiels. ArtsCultureQuelques personnalités guinéennes: Musiciens
Auteurs
Universitaires
Sportifs
divers
LanguesLe français est langue officielle. Les langues principales sont le poular en Moyenne-Guinée (Fouta-Djalon), le malinké en Haute-Guinée, le soussou et le baga en Guinée-Maritime, le manon, le kpelle, le toma, le kissi, le guerzé et le kono en Guinée-Forestière. DiversPopulation : 9 788 000 habitants (estimation en janvier 2007). 0-14 ans: 44,4%; 15-64 ans: 52,4%; + 65 ans: 3,2% CodesLa Guinée a pour codes :
Notes et références
Voir aussiarticles connexes
Bibliographie
Liens externes
EducationPresse |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||