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La Mauritanie est un pays d'Afrique de l'Ouest. Elle est située sur la côte nord-ouest du continent. Elle possède une côte donnant sur l'océan Atlantique ; elle est limitrophe de l'Algérie et du Sahara occidental (majoritairement contrôlé par le Maroc depuis 1975) au nord, du Mali à l'est, et du Sénégal au sud.
La Mauritanie, officiellement la République islamique de Mauritanie, est un pays d'Afrique de l'Ouest. Elle est située sur la côte nord-ouest du continent et se situe entre 15 et 27 degrés de latitude nord et 5 et 17 degrés de longitude ouest. Elle possède une côte de 600 km donnant sur l'océan Atlantique s'étirant de Ndiago au sud jusqu'à Nouadhibou au nord. Au nord, elle est limitrophe de l'Algérie, du Sahara occidental (majoritairement contrôlé par le Maroc depuis 1975), du Mali à l'est, et du Sénégal au sud. La Mauritanie constitue un point de passage entre l'Afrique du Nord et l'Afrique noire. Elle est peuplée de Maures arabo-berbères originaires du nord du continent (blancs Beidanes ou noirs Haratins), de Peuls, Wolofs, Soninkés. Les « Haratins » sont des descendants d'esclaves noirs venant de différents pays d'Afrique subsaharienne ; Le nom dérive de la Maurétanie romaine qui concernait la partie nord du Maghreb actuel. La capitale de l'actuelle Mauritanie est Nouakchott. Le terme « Mauritanie occidentale », appliqué en décembre 1899 par Xavier Coppolani à une partie de l? « ensemble mauritanien », supplante progressivement d?autres noms : le « Chinguett » connu de l?orient arabe, le « Sahara occidental » des explorateurs européens ou Trab el Bidhane des populations locales. Le pays a, de tous temps, été une terre de brassage et d?échanges.
GéographieArticle détaillé : Géographie de la Mauritanie. La Mauritanie est un pays de l'Afrique de l'ouest. Sa superficie est de 1 030 700 km². Elle possède des frontières avec l'Algérie (463 km), le Sahara occidental (1 561 km), le Mali (2 237 km) et le Sénégal. Celles-ci ont été tracées par les colonisateurs français, ce qui explique les lignes droites, sauf pour le fleuve Sénégal qui constitue une frontière naturelle entre la Mauritanie et le Sénégal. Elle est bordée à l'ouest par l'océan Atlantique (700 km). La Mauritanie se divise en quatre régions naturelles :
L'est est constitué de zones de pâturage, alors que le sud constitue la zone agricole grâce aux alluvions du fleuve Sénégal. La majorité du territoire se trouve dans le désert du Sahara avec des plaines et des reliefs peu accidentés avec quelques regs (roches). Pourtant au Nord, il existe de hauts plateaux avec un sommet à 915 m d'altitude : le mont Kedia d'Idjil. Dans le centre du pays, la cuvette du Hodh est bordée au sud-est par des plateaux gréseux (Adrar, Tagant). La façade maritime a une longue bande de dunes de sable. ClimatRue de Chinguetti : niveau atteint par l'ensablement (env. 2,80 m) avant l'intervention de 2003 Son climat est extrêmement aride, ce qui explique la faible densité de population. De plus, des sécheresses successives ont accentué la désertification du pays. Les écarts de température peuvent être très importants entre le jour et la nuit. Les températures sont plus tempérées sur la côte grâce aux vents venant du large et la région du fleuve est plus humide. Un vent de sable chaud balaye parfois des régions, ensevelissant des cultures, voire des villages qui luttent contre l'avancée du désert. Il existe trois saisons :
Environnement
Le plus grand parc national mauritanien, en termes de surface et de paysages, est le Parc national du banc d'Arguin[1]. Il présente un paysage extrêmement contrasté, entre désert et océan, ainsi qu'un riche patrimoine naturel. Le banc d'Arguin est également un site exceptionnel pour la reproduction des oiseaux migrateurs européens ; à ce titre il a été inscrit sur la liste Ramsar. Le Parc national du banc d'Arguin est également classé au patrimoine mondial de l'Unesco.
Géographie humaineArticle détaillé : Villes de Mauritanie.
Géographie administrativeArticle détaillé : Subdivisions de la Mauritanie. La Mauritanie est divisée en 12 wilayas, auxquelles s'ajoute le district de la capitale Nouakchott. HistoireArticle détaillé : Histoire de la Mauritanie. PréhistoireDe nombreuses peintures pariétales ou gravures rupestres, au fond de grottes ou sur des falaises, témoignent de présence humaine préhistorique sur l'actuel territoire mauritanien. L'environnement a donc été différent de ce que l'on connaît actuellement : autrefois, la Mauritanie n'était pas un désert mais une région humide avec des cours d'eau et du gibier. Des bifaces témoignent des débuts de la présence de l'homme, au paléolithique inférieur. Ces outils acheuléens changent de formes, deviennent ovales, triangulaires puis sont accompagnés de hachereaux (outil à biseau tranchant réalisé sur éclat massif). C'est dans l'Adrar et plus particulièrement à Aghmakou et El Beyyed que l'on peut se rendre compte de ces évolutions.[2] Des grattoirs, pointes, racloirs moustériens nous parviennent du paléolithique moyen. Au nord de la Mauritanie actuelle, l'atérien qui venait sans doute d'Afrique du Nord, nous apporte des outils améliorés avec une extrémité transformée en pédoncule pouvant être emmanché. Les humains anatomiquement modernes du paléolithique supérieur s'établissent sur la côte atlantique vers la baie du Lévrier. Au début du Néolithique, l'Atérien disparaît avec l'arrivée de population du nord de l'Afrique. La présence humaine est attestée au néolithique par des habitats structurés pendant deux millénaires dans la région du Dhar Tichitt.[3] Des pointes de flèches ont été retrouvées également. Des populations noires du Bafour, en partie sédentaires, se sont établies en Mauritanie, plus particulièrement dans la région de l'Atar. Ils étaient chasseurs-pêcheurs puis ils ont développés une civilisation agro-pastorale. Ensuite le Sahara s'est étendu, d'autres populations venant de l'est sont parvenues dans cette région comme les Peuls (des pasteurs qui suivent leurs troupeaux) ainsi que d'autres nomades du nord qui sont venus dès le premier millénaire avec leur dromadaires. Les empiresL?empire du Ghana ? peuplé de noirs (probablement Soninkés) et ethnies vassalisées ? qui avait pour capitale Koumbi Saleh (dans le Hodh Ech Chargui), est antérieur aux premiers Capétiens de France. Le mouvement religieux musulman de rite malékite almoravide formé par des tribus berbères Sanhadja (nomadisant entre le Nord de l'actuel Sénégal, l'actuelle Mauritanie et le Sud de l'actuel Maroc) est né sur les rives du fleuve Zenaga (fleuve Sénégal) ou sur les rivages de l?Atlantique . Ce mouvement religieux a donné un empire Almoravide contemporain et rival de l'empire du Ghana. Au Xe siècle, il unifiera certains peuples de l'Adrar et étendra, au XIe, sa domination sur l'empire du Ghana (victoire sur les villes Aoudaghost et Koumbi Saleh). Au XIIe, la Mauritanie devient province de deux empires : l'empire du Mali et l'empire songhaï. Au XIVe siècle, plusieurs villes comme Oualata, Chinguetti, Ouadane se développent. Islamisation et arabisationAu XVe siècle, l?arrivée des Arabes Beni Hassane (ou tribu des Hassanes) venus de Haute-Égypte se fixent dans le Nord et combattent les tribus sanhajas. Ils vont modifier la structure sociale et la composition ethnique de la société mauritanienne, imposer progressivement leur arabe dit encore hassaniyya et dicter, jusqu?à l?occupation française, les rapports de force par l?émergence de leurs émirats à côté de l?émirat des Idawiich. Les émirats qui bordaient le Sénégal ? ou « Tass maures » riverains du fleuve selon les terminologies usitées par les gouverneurs français du Sénégal ? croiseront longtemps le fer avec les autorités de cette colonie. Au XVIIe siècle, les tribus Maghfra et Zouaya vont se combattre pendant près de 30 ans avant de constituer un nouvel État mauritanien. Un foyer de culture islamique va émerger avec de nouvelles villes florissantes telles que Tinigui, Tidjikja, Tichitt, Ksar el Barka, Rachid. Les tribus gèrent des régions et c'est ainsi que des émirats tels que le Trarza, le Brakna, le Tagant et l'Adrar arriveront à se maintenir. D'autres empires à domination musulmane vont s'établir dans le sud tels que l'empire peul du Fouta-Toro ou l'empire du Oualo. Ces empires seront souvent en guerre avec les émirats du nord. La colonisationLa brève colonisation de la Mauritanie peut être présentée par cette chronologie :
La capitale Saint-Louis vue de la mer (1814) Naufrage de la Méduse au banc d'Arguin en 1816 Les Portugais avaient déjà eu des contacts avec les habitants du banc d'Arguin. Le commerce de la gomme au nord du Sénégal se développe. Le fort Portendick au nord de l'estuaire du fleuve Sénégal ainsi que la vallée du Sénégal deviennent une région servant de base à l'expansion économique des colonies. Faidherbe considère que les émirats sont source d'insécurité et commence d'abord par annexer l'empire du Oualo avant de conquérir l'autre rive du fleuve. Les peuples maures du Trarza tentent d'instaurer une paix entre les tribus, mais dès 1899 l'administrateur Coppolani instituera une Mauritanie occidentale, tout en reconnaissant en 1900 les intérêts des Espagnols établis au cap Blanc. Le protectorat français s'impose aux émirats. La forte résistance du nord est combattue par les Français qui s'établissent dans l'Adrar en 1908 puis au Hodh en 1911. Les frontières sont fixées suite à un accord franco-espagnol. En 1920, la Mauritanie devient une des colonies de l'Afrique occidentale française (AOF). 1934 est l'année qui sonne le glas de la résistance, puis 1936 marque l'achèvement de l'occupation militaire de la Mauritanie. Il n'y aura pratiquement pas de développement du pays et juste une domination militaire en se servant des chefs traditionnels afin de sécuriser le territoire (les aménités entre les différentes tribus seront utilisées avec profit par les Français). Ce sera Saint-Louis du Sénégal ? capitale de l'AOF et du Sénégal ? qui sera donc la capitale administrative de la Mauritanie. Il faudra attendre l'indépendance pour voir s'ériger des installations portuaires ou des aéroports. Durant cette période, les populations nomades deviennent de plus en plus pauvres. En novembre 1945 les Sénégalais Lamine Gueye et Léopold Sédar Senghor sont élus députés de la circonscription réunissant le Sénégal et la Mauritanie. En 1946, la Mauritanie accède au statut de territoire d'outre-mer et le 10 novembre 1946, Ahmeddou Ould Horma Ould Babana devient le premier député mauritanien. Cela permet dès 1948, le développement d'une élite et de partis politiques. La loi-cadre Gaston Deferre du 23 juin 1956 permet la création d'un pouvoir exécutif local dont la mise en place est confiée à un avocat Mokhtar Ould Daddah. La Mauritanie indépendanteLe référendum de 1958 permettra la création, en 1959, de la Constitution mauritanienne de type régime parlementaire. L'indépendance sera proclamée le 28 novembre 1960. Le pays est reconnu officiellement par l'Organisation des Nations unies (ONU) le 27 octobre 1961 et devient membre fondateur de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) en 1963.
Reprendre l'?uvre inachevée de l'unification des diverses ethnies est l'objectif premier de cette jeune république. Son président Mokhtar Ould Daddah devra s'imposer face aux dissensions internes et l'influence de ses voisins tels que le Maroc ou l'Algérie. En août 1966, il est réélu à la présidence. Il est confronté à une contestation syndicale marxiste et maoïste qui finit par intégrer l'unique parti au pouvoir quelques années plus tard en 1975. Le partage du Sahara occidental entre le Maroc et la Mauritanie va générer de graves crises pour le pays. Le conflit avec le front Polisario soutenu par l'Algérie plonge la Mauritanie dans une misère noire (et une famine à cause de la sécheresse de 1978). Malgré le soutien de l'armée française basée à Dakar en décembre 1977, les attaques de villes dans le nord et même de la capitale de Nouackchott par le front Polisario finissent par pousser les militaires mauritaniens à déposer le président Mokhtar Ould Daddah en 1978.
Le 10 juillet 1978, le lieutenant-colonel Moustapha Ould Mohamed Saleck accède au pouvoir. Le Comité militaire de redressement national signe un cessez-le-feu avec le front Polisario. Ce nouveau dirigeant, en proie à des luttes intestines, est remplacé le 6 avril 1979, par le lieutenant-colonel Ahmed Ould Bouceif. Un Comité militaire de Salut national est créé. Mort suite à un accident d'avion, il est remplacé le 2 juin 1979 par le colonel Mohamed Khouna Ould Haidalla qui signe avec le front Polisario et se retire du Sahara occidental. Divers putschs sont déjoués, tandis que l'opposition ne cesse de se développer.
Le 12 décembre 1984, le colonel Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, chef d'état major des armées ? Premier ministre (1981-1984) et ministre de la Défense ? accède au pouvoir par un coup d'État avec l'aide du Comité militaire de salut national dont il est président. Il libéralise l'économie, permet l'organisation des élections au niveau régional et départemental. En 1991, il proclame une nouvelle Constitution, instaure le multipartisme et créé le Parti républicain démocratique et social (PRDS). En 1992, il est élu président de la République, puis réélu en 1997, malgré de fortes contestations sur l'état des libertés dans le pays. Crise économique et corruption empêcheront le processus de démocratisation d'arriver à sa fin.
Le 3 août 2005, l'armée, au travers du Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD), prend le pouvoir pour, officiellement, « mettre fin au régime totalitaire du président Taya et mettre en place de véritables institutions démocratiques ». Ce putsch eut lieu alors que le président était sur le chemin du retour de Riyad où il avait assisté la veille aux funérailles du roi Fahd d'Arabie saoudite. Après un cours séjour au Niger et en Gambie, ce dernier se réfugie au Qatar où il obtient résidence permanente. Le nouvel homme fort du pays, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, a été l'un des plus fidèles compagnons de route du président déchu. En effet, responsable de la Sûreté nationale (police mauritanienne) pendant 18 ans, il était à la base de toutes les politiques de répressions successives. Le 21 avril 2006, il autorise l'ex-président Maaouiya Ould Taya, en exil au Qatar, à revenir dans son pays, lui interdisant toutefois de participer aux élections prévues dans le cadre d'une transition démocratique jusqu'en 2007. L'ex-président Maaouiya Ould Taya n'a toutefois pas regagné la Mauritanie. Conformément à ses engagements formulés lors de sa prise de pouvoir, Ely Ould Mohamed Vall ne se présente pas à l?élection présidentielle de mars 2007, ainsi que tous les militaires qui avaient participé au coup d'État. Aucun des candidats en lice n'avait pu obtenir 50 % des suffrages lors du premier tour. Un second tour a eu lieu le 25 mars 2007.
Le nouveau président de la République élu lors de ces élections est Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. Il prête serment le 19 avril 2007. C'est le premier civil, depuis près de 30 ans, élu démocratiquement sans fraude massive depuis l'indépendance de la Mauritanie. Un vent d'espoir souffle sur le pays : les médias sont plus libres et de nouvelles organisations politiques sont acceptées dont un parti islamiste. Mais des émeutes à cause de la baisse du pouvoir d'achat et l'augmentation de l'insécurité dans le pays affaiblissent le pouvoir du président[4]. Le Premier ministre est Zeine Ould Zeidane mais le 6 mai 2008, il annonce sa démission ainsi que celle de tout son cabinet[5]. Le 11 mai 2008, le Premier ministre Yahya Ould Ahmed Waghf forme son premier gouvernement d'ouverture avec des personnalités de l'entourage du président déchu, ce qui sera peu apprécié par les militaires qui étaient à l'origine du putsch de 2005 sans oublier l'entrée de deux membres islamistes. Trois femmes, dont deux du précédent gouvernement, rejoignent ce cabinet. Mais une motion de censure est déposée par des députés, le 30 juin 2008. Cette motion n'aboutira pas puisque le gouvernement démissionnera. Après trois semaines de crise constitutionnelle, le Premier ministre, reconduit dans ses fonctions, compose un nouveau cabinet renouvelé par moitié mais sans ouverture vers l'opposition ni vers la deuxième force politique du pays qui faisait pourtant partie de la majorité présidentielle. Les anciens membres du gouvernement qui semblaient être source de conflit entre le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et les militaires ont été écartés afin de permettre le retour à un apaisement mais les membres inconnus du public semblent susciter encore des interrogations[6]. Le général Mohamed Ould Abdel Aziz (2009)
Lors du coup d'État militaire du 6 août 2008, le président de la République et le Premier ministre sont arrêtés et déposés suite au renvoi de quatre des plus importants officiers militaires du pays[7][8]. Le rapporteur de la présidence annonce que le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi est détenu dans le palais présidentiel de Nouakchott. Le nouveau maître du pays est le général Mohamed Ould Abdel Aziz, il préside un Haut Conseil d'État et promet de rapides élections présidentielles. Le 13 août 2008, il nomme un nouveau Premier ministre, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf. PolitiqueArticle détaillé : Politique de la Mauritanie. Politique intérieureLa Constitution de la République islamique de Mauritanie date du 20 juillet 1991. Elle rappelle dans son préambule son attachement à l'islam et aux principes démocratiques tels que définis dans la Déclaration universelle des droits de l'homme ainsi que dans la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples[9].
Politique extérieureLes traités et accords internationaux ne peuvent être ratifiés qu'en vertu d'une loi. Et toutes modifications du territoire (cession, échange, adjonction...) ne peut se faire sans le consentement du peuple. Les engagements internations contraires à la Constitution rendent nécessaire la révision de celle-ci afin de ratifier ces engagements. À partir de leur publications, ces engagements internationaux ont une valeur supérieure à celle des lois. [22] ÉconomieArticles détaillés : Économie de la Mauritanie et Économie du pétrole de la Mauritanie.
En 2009, la Mauritanie s'est classée au 154e rang sur 182 pays à l'indice de développement humain (IDH)[24]. La moitié de sa population vit toujours de l'agriculture et de l'élevage, mais un nombre croissant de nomades et de paysans ont dû partir vers les grandes villes afin de fuir la pauvreté[25]. Certains ont tout perdu lors des sécheresses des années 1970 et 1980. Une mauvaise gestion de ces crises dues à la sécheresse n'a fait qu'augmenter la dette qui s'élève à plus de trois fois le total des exportations annuelles du pays. En décembre 2001, la Mauritanie a reçu ? en tant que « pays pauvre fortement endetté » ou Heavily Indebted Poor Countries (HIPC) ? des aides de la part de pays donateurs. Une nouvelle fiscalité a été développée afin de favoriser les investisseurs étrangers. Le Fonds monétaire international (FMI) a imposé des mesures et des réformes afin de résoudre le problème de la dette. La découverte de pétrole à 80 km au large n'a pu se traduire en une exploitation de ces gisements. Le gouvernement a souhaité accroître la réduction de la pauvreté, l'amélioration de l'éducation et de la santé et le développement du secteur privé. Secteurs
Infrastructures
DémographieArticle détaillé : Démographie de la Mauritanie.
Selon le World Refugee Survey 2008 publié par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U.S. Committee for Refugees and Immigrants), la Mauritanie abritait environ 30 500 réfugiés et demandeurs d'asile en 2007, dont 26 000 étaient de l'ethnie sahraouie de la partie marocaine occupée du Sahara occidental, et 3 500 provenaient du Mali. CultureArticle détaillé : Culture mauritanienne.
ReligionsTrès ancienne terre d'islam, comme en témoignent les milliers de manuscrits conservés dans les bibliothèques de Chinguetti, Ouadane ou Oualata, la Mauritanie est musulmane à près de 100%[28]. Cette foi qui imprègne très fortement la société et la culture du pays est affirmée par la Constitution qui en fait la religion d'État. Les Mauritaniens sont sunnites et se réclament pour la plupart de l'école de jurisprudence malékite, l'une des quatre écoles du sunnisme[28]. Beaucoup de musulmans appartiennent aussi à des confréries religieuses. Les plus représentées en Mauritanie sont la Qadiriyya et la Tidjaniyya[28]. Selon l?article 306 du Code pénal mauritanien, tout musulman qui apostasie, sans se repentir dans un délai de trois jours, est passible de la peine de mort[29]. Les non musulmans sont pour la plupart des étrangers, généralement des catholiques qui disposent de plusieurs lieux de culte dans le pays, à Nouakchott (cathédrale) et à Nouadhibou notamment. En revanche les protestants et les juifs ? très peu nombreux ? n'ont ni temple ni synagogue[30]. Un rapport américain de 2009 ne relève pas d'anomalie majeure concernant le respect de la liberté religieuse, sauf en cas de prosélytisme, une pratique interdite[31]. LanguesArticle détaillé : Langues de Mauritanie. « Mauritanie » en écriture arabe Les langues sont inscrites dans la Constitution à l'article 6. La langue officielle est l'arabe. À noter qu'il existe l'arabe littéral et l'arabe dialectal local : l'Hassaniyya. Les langues nationales sont l'arabe, le peul, le soninké et le wolof ; MédiasLa liberté des médias fluctue selon les régimes en place. Il n'est pas toujours facile pour les journalistes de faire leur travail mais cela dépend réellement de la situation politique du jour. Depuis le début de la transition démocratique en 2005 les médias ont plus de liberté. Après le coup d'État de 2008, il y eut une reprise en main des médias publics, notamment de la télévision et de la radio publique dont l'information est censurée, alors que certains journaux gardent une grande liberté de parole (notamment le Calame et la Tribune). Mal payés les journalistes rédigent souvent sur commande des notables, des politiques ou des hommes d'affaires. L'autocensure et le manque de sources aux articles sont d'autres pratiques qui contribuent à la médiocrité de la presse mauritanienne. ModeGuide de Chinguetti en tenue traditionnelle Le boubou ou la derraa traditionnels des hommes est en coton bleu et permet de supporter les températures chaudes du pays. Les milieux plus aisés choisissent des tissus clairs avec des broderies blanches, dorées... Le sérouel se porte en dessous, c'est un pantalon bouffant qui laisse passer l'air. Les femmes ont des tissus plus éclatants, avec des couleurs chatoyantes. Les femmes du sud ajoutent sous le boubou, un pagne et un foulard sur la tête. Le melehfa est un voile qui drape les femmes et qui est très souvent fortement coloré, imitant parfois la soie. Le haouli est une pièce de tissu rectangulaire indispensable pour le désert qui se met autour de la tête. Arts
Art le plus apprécié des mauritaniens avec les contes. La poésie se décline en deux branches[32] :
La nuit à la belle étoile après une chaude journée, les mauritaniens aiment contempler leur environnement. Les choses sont magnifiées (sans les diviniser puisque interdit par l'Islam), les conteurs savent raconter des histoires qui permettent à l'imaginaire de s'échapper vers le contemplatif. Les contes servent également à éduquer les enfants en leur transmettant des connaissances, préceptes avec des exemples développés sous formes de petites histoires...
Elle est surtout orale constituée de chants et de musique. Chaque groupe social (guerriers, tisserands...) a son chant[33].
C'est ici que l'on peut apprécier le carrefour des cultures de ce pays car la musique est influencée par les sons des peuples arabes du nord et les peuples noirs du sud. La musique traditionnelle rappelle les exploits des princes guerriers des grands empires qui ont existé en Mauritanie. Elle est assez élitiste. Aujourd'hui, une musique populaire jouée par des artistes actuels est écoutée dans les événements religieux tels que les baptêmes.[34]. Les instruments de musique se modernisent et remplacent les Tidinit, Ardine, Tbel... Traditions
Le mariage unit non seulement deux individus mais aussi deux familles, deux ethnies. Par le passé, les enfants étaient désignés pour le mariage dès leur berceau. Parvenus à l'âge adulte, nul ne songe à décevoir les parents, la communauté. Une dot est fixée lors d'une réunion entre les parents. Après le mariage, la mariée tente de se cacher avec ses amies. Si le marié ne la retrouve pas, il paie une rançon au camp adverse. Après la nuit de noce, le marié montre le dessous tâché de sang en guise de témoignage de la virginité de la jeune épousée. Mais actuellement, l'évolution de la société mauritanienne fait que beaucoup de ces pratiques disparaissent surtout dans les villes. GastronomieArticle détaillé : Cuisine mauritanienne. La cuisine mauritanienne est composée de produits locaux tels que le mil, le blé, l'orge, le haricot, la pastèque, les dattes etc. C'est donc une cuisine typique des peuples du Sahel. Les plats les plus connus sont à base de couscous, El aiche, Baci, sakou, Echerchem, Leglyé, Bellakh, Belleghmane, Hacou, lemvassas, etc.[35] À part ces produits traditionnels, d'autres denrées étrangères tels le riz, la pomme de terre sont également consommés et la mondialisation influence les méthodes et les usages culinaires. Jeux et sportsL'influence de l'islam dans les relations hommes/femmes a créé deux types de jeux joués[36] :
CodesLa Mauritanie a pour codes :
Notes et références
Voir aussiArticles connexes
Bibliographie(généralités uniquement)
Discographie
Filmographie
Liens externes |
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